20.02.2006

Plan de Déplacements Urbains : il faut aller plus loin

Le Plan de Déplacements Urbains est en révision. Le constat de sa première édition est loin d'être satisfaisant. La part des déplacements automobiles continue à augmenter alors que le but est de la limiter.

 

Il faut donc aller plus loin. Certes le lancement du projet tramway peut constituer un changement qualitatif important, mais il faut de nombreuses mesures d'accompagnement (réorganisation du réseau bus, parkings en bout de ligne, correspondances avec les trains régionaux, récupération de toutes les Promenades pour les piétons…).

 

Le tramway ne peut suffire. La limitation de la circulation dans le centre ville doit être poursuivie en limitant le nombre de places de stationnement. La réorganisation de toutes les voiries secondaires en zones 30 doit être accélérée.

 

Une plus grande attention doit être accordée aux transports doux. Reims est une ville très dense où de nombreux déplacements peuvent se faire à pied. Le réseau cyclable continu et sécurisé que nous appelons de nos vœux depuis des années est toujours le grand retardataire des projets transports.

 

Mais il faut aussi diminuer la demande de transports en revoyant les conceptions urbanistiques. Il faut arrêter de développer des zones commerciales périphériques qui nécessitent la voiture et qui tuent le commerce du centre et des quartiers.

 

Il faut augmenter fortement l'offre de logements sur l'agglomération et limiter les prix pour éviter d'obliger nombre de familles à construire à des dizaines de kilomètres de la ville. Il faut une offre de transports ferrés régulière sur les 5 lignes de chemin de fer qui convergent sur Reims en passant par nombre de communes suburbaines.

 

Voilà les grandes lignes des propositions que vont faire les Verts. Donnez nous les vôtres pour que nous puissions les porter.

 

Pour le groupe des Verts,

Mireille WOJNAROWSKI, Gérard CROUZET, Raymond JOANNESSE

Mars 2006

Education nationale : Reims est sacrifiée une fois de plus !

Les mesures de carte scolaire pour la rentrée 2006 sont connues depuis quelques semaines. L’analyse de leur contenu se résume à un constat simple : 33 fermetures de classes dans la Marne… dont 15 à Reims. Certes, on nous objectera que la ville connaîtra l’ouverture de 6 classes. Le solde reste néanmoins très largement négatif.


A cette mauvaise nouvelle viennent s’ajouter celle de la fermeture du Collège Pablo Picasso à la rentrée 2007, votée par la majorité UMP-UDF du Conseil général de la Marne, mais aussi les suppressions de postes d’ores et déjà prévues dans les collèges de Reims pour la rentrée 2006.


L’Education Nationale n’est plus une priorité du pays. Qu’ils soient parents ou élèves, les Rémois subissent aujourd’hui de plein fouet les conséquences dramatiques de la « casse » sociale et scolaire organisée par le gouvernement, soutenue par les Députés UMP de Reims et le Maire… mais soigneusement occultée par les Ministres « Catherine Dutreil et Renaud Vautrin », actuellement « en tournée » sur Reims.


Les responsables de la majorité nationale, départementale et locale, nous répondent que les fermetures scolaires se justifient par la baisse démographique. Mais c’est là un bien mauvais prétexte ! Pour nous, le déclin n’est pas une fatalité.
 
En matière scolaire, il faut assurément avoir de l’ambition, même dans un contexte de recul démographique. Notre seule préoccupation doit être la réussite des enfants. C’est même une urgence ici et maintenant.


Là où des difficultés scolaires existent, l’Etat devrait profiter des baisses démographiques pour améliorer l’encadrement. Parier sur l’avenir et investir pour la jeunesse, voilà le maître mot. C’est la voie de la sagesse et celle de la raison.


Pour le groupe socialiste,
Adeline Hazan, Christiane Kutten, Jean-Claude Laval, Jacques Meyer, Serge Pugeault, Alexis Valensi, Eric Quénard


Mars 2006

 

13.02.2006

Electrolux, pour des maladies plus faciles !

En décembre, le préfet demandait au Conseil municipal de voter un avis positif pour la dépollution du site Soremam-Electrolux. Après une intervention des élus-es Verts, l’ensemble des élus-es a répondu NON.


Ce refus s’appuyait sur des arguments écologiques mais aussi économiques et sociaux.


Rappelons que le groupe Electrolux – Arthur Martin a décidé de fermer le site de Reims… alors qu’il était rentable !!! Pour faire gagner quelques euros à ses actionnaires, ce groupe a choisi la délocalisation et fera fabriquer ses fours en Pologne.


La ‘’question sociale’’ est bien une chose secondaire pour un groupe comme celui-ci ! Pendant plusieurs décennies, au service de ce groupe, des rémoises et des rémois ont fourni un travail de qualité. Aujourd’hui, une grande majorité de ces personnes sont toujours à la recherche d’emploi.


Et maintenant, le groupe Electrolux essaie de partir sans finir de payer l’ardoise. Il  laisse scandaleusement un terrain pollué avec des produits très toxiques : plomb, cuivre et trichloréthylène et des eaux souterraines souillées par des hydrocarbures. Le risque est sanitaire. Tout le monde sait que le site est mitoyen d’une école et que la cour longe les terrains pollués. L’autre partie des terrains est voisine des constructions actuelles dans la ZAC Dauphinot.


Nous sommes devant une situation proche de celle de l’usine Kodak à Vincennes. Nous demandons au préfet d’agir rapidement et d’ordonner qu’une dépollution totale du site soit faite par le groupe Electrolux.


Le slogan du groupe était «Electrolux, pour une vie plus facile !», nous leur proposons celui-ci qui leur convient davantage : «Electrolux, pour des maladies plus faciles !».


Pour le groupe des Verts,
Mireille WOJNAROWSKI, Gérard CROUZET, Raymond JOANNESSE

Février 2006

Le gouvernement se désengage et les Rémois trinquent !

Dans le cadre de la convention de gestion arrêtée entre la direction de la Caisse nationale des Allocations familiales (CNAF) et le gouvernement Villepin pour la période 2005-2008, les crédits ont été considérablement réduits. Les contorsions ministérielles répétées n’y changeront rien : les faits sont là.


Aujourd’hui, cette décision entraîne hélas deux conséquences négatives pour  Reims.


La première conséquence est la fermeture dans notre ville, de 6 des 9 lieux de permanence de la CAF ! Les permanences d’Orgeval, de Clairmarais, de Cernay, de Billard, de Val de Murigny, et des Châtillons ont cessé depuis le 1er janvier 2006.


La seconde conséquence, tout aussi funeste, c’est le risque grave que ces restrictions budgétaires font peser sur le financement des Maisons de Quartier de Reims.


Rappelons nous : lors de la discussion sur la transformation des MJC et des Centres sociaux en Maisons de Quartier, le Maire avait défendu et justifié son projet en se prévalant de la participation financière de la CAF. A l’époque, les élus-es socialistes s’étaient montrés-es moins optimistes et plus sceptiques.


Quelques années plus tard, où en sommes-nous ? Les promesses initiales ont  été oubliées et le désengagement de la CAF se confirme, de sorte que les Rémois se trouvent floués.


Les ministres Vautrin et Dutreil ont beau arpenter la ville pour célébrer leurs mérites à longueur de semaine et nous endormir de belles paroles, la réalité est là.


Une fois encore, quand le gouvernement se désengage, ce sont les Rémois qui trinquent !


Pour le groupe socialiste,

Adeline Hazan, Christiane Kutten, Jean-Claude Laval, Jacques Meyer, Serge Pugeault, Alexis Valensi, Eric Quénard

Février 2006

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