25.08.2006

Air Turquoise disparaît, l’aéroport de Reims Champagne ferme

Après l’échec de l’installation de Ryanair qui a couté 275 000 € à la Ville de Reims, c’est la société Air Turquoise qui a décidé de quitter l’aéroport de Reims Champagne pour celui de Vatry. Les élus socialistes ont toujours émis des réserves importantes sur l’installation de ces lignes sur un aéroport dont la seule piste est prioritairement utilisée par l’armé de l’air qui en est propriétaire.

Le déménagement de Air Turquoise est un dégât collatéral de la bataille Vautrin-Dutreil car c’est le Ministre des PME qui a aidé à l’installation de cette compagnie aérienne et c’est le Président du Conseil général, proche de la Ministre de la Cohésion sociale qui soutient son déménagement. Pour des personnes qui disent œuvrer pour notre ville, le résultat est négatif. Plutôt que de mener une guerre intestine à Reims, les Ministres feraient mieux de travailler en leur ministère.

Avec la disparition de Reims de la seconde compagnie low cost, l’aéroport n’a effectivement plus lieu d’être. Cette décision, prise unilatéralement par la CCI sans concertation avec le Maire de Reims, montre l’état des relations entres les institutions qui devraient être des partenaires du développement de notre agglomération et constitue un signe supplémentaire de la fin d'une époque.

De plus, plusieurs centaines de Rémoises et de Rémois avaient prévu de partir avec Air Turquoise pour les congés. Ils ont été obligés d’acheter à la dernière minute d’autres billets ou d’annuler leurs vacances et ils ne seront jamais remboursés.

Pour le groupe Socialiste et Divers Qauche,

Adeline Hazan, Christiane Kutten, Jean-Claude Laval, Jacques Meyer, Serge Pugeault, Alexis Valensi, Eric Quenard, Christine Michel

Septembre 2006

Oui à un tramway, mais pas comme cela

Les Verts ont toujours mis au centre de leurs préoccupations le partage de la rue entre toutes les formes d’usagers et notamment le développement des transports en commun. C’est pourquoi, depuis sa création, le groupe Verts de Reims s’est prononcé pour le principe d’un tramway. C’est pourquoi nous avons soutenu sous conditions le projet présenté par M. Schneiter.

Pour les Verts, un tramway bien conçu, c’est le développement de l’offre de transport public, c’est un autre partage de la rue, c’est un réaménagement, une autre image pour notre ville.

Pourtant comme l’ensemble de l’Intergroupe PS – Verts –Divers gauche, nous avons voté contre le système d’Alimentation Par le Sol (APS) pour le tramway, décidé sans concertation préalable. En effet, l’APS est aujourd’hui une solution chère et non fiable à la différence des lignes aériennes de contact. Ce choix oblige à faire cofinancer la ligne par la Ville de Reims contrairement aux promesses de M. Schneiter.

Pour autant, les élus Verts ne votent pas de manière dogmatique. Nous continuerons à soutenir tout ce qui va dans le sens d’un partage efficace de la rue entre tous les usagers, mais nous refuserons et agirons contre les propositions qui nous semblent irréalistes ou trop chères.

Pour être réussie, l'arrivée du tramway impose de repenser les autres modes de transport en complémentarité. Il s’agit de sortir du système actuel où seule la voiture est favorisée.

Un projet comme celui de la première ligne de tramway devrait :

·         Traiter l’ensemble de la population de la même façon

·         Permettre une autre conception de l’aménagement urbain

·         Rendre la ville plus agréable à vivre

·         Partager la rue entre l’ensemble de ces usagers

 

Pour le groupe des Verts,

Mireille WOJNAROWSKI, Gérard CROUZET, Raymond JOANNESSE

Septembre 2006