30.11.2006

IME L'Eveil : demande de contrat d'association

Conseil municipal du 27 novembre 2007

Intervention d’Adeline HAZAN

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Nous avons été surpris, mes collègues de l’Intergroupe PS-Verts-Divers Gauche et moi-même à la lecture du projet de refus d’un contrat d’association pour l’Institut Médico-Educatif L’Eveil. Plus que surpris, nous avons été même été choqués.

Rappelons ici que l’IME L’Eveil accueille depuis plusieurs années, des enfants handicapés et leur donne, en plus des soins nécessaires, une éducation que l’Education Nationale ne peut pas encore assumer. Certes, la logique voudrait que l’ensemble des enfants, handicapés ou non, puissent être accueillis dans les écoles de la République. Nous savons que cela n’est pas le cas alors, en attendant, notre Collectivité se doit de soutenir toutes les initiatives qui permettent à des enfants handicapés d’être scolarisés dans les meilleures conditions.

La signature d’un contrat d'association engagerait notre Collectivité à hauteur de 50 000 € par an pour sept classes. Notre Collectivité est-elle dans une telle difficulté que nous devrions refuser ces 50 000 € ? Monsieur le Maire, votre compréhension me semble plus grande lorsqu’il s’agit de financer des avenants aux travaux du Stade ou certaines associations proches de votre majorité…

Vous aurez compris que nous voterons contre cette délibération.

 

Réponse de M.A. ROGER, Adjointe à l'Education : l'IME est régi par un prix de journée qui doit contenir l'ensemble des besoins de l'enfant, y compris l'enseignement. Si aujourd'hui on nous demande de reconnaître que les IME sont des écoles comme les autres, on devra les financer comme les écoles publiques. J'apprends d'ailleurs par Madame MARTIN que c'est catholique… C'est notre avis qui est demandé par l'Education nationale, ce n'est pas nous qui décidons. Elle ne voit pas pourquoi l'Education nationale ne se tournerait pas vers le Conseil général.

Intervention de J.M. THOMAS, Conseiller municipal de la majorité : c'est un problème de fond. Si ces enfants étaient "normaux", ils seraient pris en charge par la Collectivité. Ce n'est pas la mission de l'IME de payer l'enseignement mais seulement les soins et c'est l'application de la loi de 2005. Il ne peut pas accepter cette décision et votera contre la délibération.

M.A. ROGER : il y a énormément d'enfants handicapés dans les écoles de Reims dont les locaux sont adaptés pour les recevoir (Ndlr : ce n'est que l'application de la loi).

J.L. SCHNEITER propose qu'une étude complémentaire soit menée et retire la délibération.

 

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