22.12.2006

Contrat Enfance Jeunesse

Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006

Intervention d’Eric QUÉNARD

Monsieur le Maire, Cher(e)s Collègues,

A l’occasion de cette délibération sur le Contrat Enfance Jeunesse, je souhaiterais attirer l’attention de notre Assemblée sur trois motifs d’inquiétude qui sont en lien avec l’enfance et la jeunesse.

  • Le premier concerne le contrat enfance en tant que tel.

En effet, je m’inquiète de la baisse significative du taux de participation de la CAF aux actions menées dans le cadre des contrats enfance. Ce taux passera de 65 % en moyenne à 55 %.

Ces contrats ont traversé plusieurs alternances gouvernementales sans avoir été revus à la baisse. Le socle contractuel était pérenne, ce qui permettait une mise en œuvre de projets de qualité. Ces contrats ont d’ailleurs permis de nombreuses créations de crèches.

Par ailleurs, l’exclusion des critères qualitatifs de ces nouveaux contrats qui se substituent aux contrats enfance pénalisera surtout les familles en difficulté.

Ainsi les difficultés financières encourues, malgré le plafonnement de la baisse des crédits à 3 % par an et un recentrage sur des éléments quantitatifs, comme un taux d’occupation de 70 % minimum, inquiètent de nombreux élus de grandes villes.

  • Le second motif d’inquiétude dont je souhaitais vous faire part et qui est une illustration du désengagement de la CAF, c’est l’avenir de la Maison de quartier du Chemin Vert.

La CAF a décidé dans le courant de la semaine dernière de ne pas renouveler son agrément à la Maison de quartier du Chemin Vert. Ce désengagement risque de mettre en péril les actions menées par la structure et plus globalement son existence même. Il convient de rappeler qu’à ce jour, l’aide de la CAF s’élève à un peu pus de 80 000 €. Aussi cette situation appelle une question précise : quelles sont les intentions de la ville sur ce dossier ?

  • Le troisième et dernier motif d’inquiétude concerne la jeunesse

Il y a quelques mois, je m’étais fait l’écho au sein de notre Assemblée d’une réunion nocturne dans une arrière-salle d’un local de Croix-Rouge avec le Sous-Préfet, la Ministre Catherine VAUTRIN et des jeunes de ce quartier.

Suite à cette réunion, d’autres rencontres ont été organisées auxquelles la Ville a participé. A l’occasion de l’une d’entre elles, les services de l’Etat ont pris des engagements très précis en direction de ces jeunes, notamment l’ouverture d’un local pour le mois de septembre sur le secteur Pays de France, au mépris d’ailleurs du travail réalisé par les acteurs du quartier.

Je ne reviendrai pas sur ce que j’avais indiqué à l’époque et qui avait fait consensus dans notre Assemblée mais je souhaite ici insister sur les dégâts collatéraux de cette situation.

Dans son annonce, l’Etat avait simplement oublié de préciser que l’aménagement du local envisagé nécessitait le dépôt d’un permis de construire (donc un délai à respecter), mais surtout qui paierait la facture des travaux et les loyers du nouveau local…

Le résultat de cette improvisation est malheureusement connue, cet engagement pris sans la moindre concertation avec les partenaires que sont les Collectivités locales, le bailleur, n’est toujours pas entré dans la phase de réalisation six mois plus tard.

La frustration des jeunes n’a jamais été aussi importante. Il faut dire que c’est l’histoire qui se répète sur Pays de France. Il y a une quinzaine d’année déjà, l’engagement pour la construction d’un local avait été pris, les plans dessinés avec les jeunes, mais le financement jamais assuré.

 

Réponse de J.L. SCHNEITER : il a rendez-vous en début d'année avec le directeur de la CAF pour essayer de comprendre et pour la Maison commune du chemin Vert, la nouvelle vient d'arriver…

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