22.12.2006
Adaptations de crédits : étude Klopfer
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Adeline HAZAN
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Comme à notre habitude, nous, élus de l’Intergroupe PS-Verts-Divers gauche, nous nous abstiendrons sur cette délibération qui modifie un budget que nous n’avons pas voté.
Afin de construire les prochains budgets de notre ville, vous avez au printemps dernier commandé une étude au Cabinet Klopfer.
Lors du Conseil municipal du 10 juillet dernier, un membre de la majorité se faisait l’écho des premières conclusions de l’étude. Je me suis rapprochée de vos services afin que l’opposition puisse avoir le même niveau d’information que la majorité sur ce sujet et il m’a alors été répondu que ce n’était qu’un rapport d’étape et que le rapport final vous serait remis après l'été. A la rentrée, point de rapport
Le 4 octobre dernier, en Conférence des Directeurs, l’étude Klopfer a été évoquée une fois de plus, je cite le rapport : "... les éléments de l’étude du Cabinet Klopfer portant sur l’analyse financière rétrospective et prospective de la Ville de Reims... montrent une solvabilité satisfaisante de la Collectivité mais une dégradation de son épargne brute en raison des programmes soutenus d’investissements. Cependant, la comparaison avec les situations financières des Collectivités de même strate est à prendre avec précaution en raison de l’interférence des EPCI."
J’ai à nouveau interrogé vos services afin que l’opposition puisse avoir le même niveau d’information que la majorité. Mais toujours rien.
Et pourtant la semaine dernière, un journaliste m'a contactée sur les conclusions du rapport Klopfer. Jamais 2 sans 3, j’ai alors réinterrogé vos services.
Toujours pas de rapport. Par contre le journaliste, lui, l’avait.
Monsieur le Maire, le fonctionnement démocratique de notre commune, m’étonne et me choque. La majorité, l’ensemble des services, la presse ont en leur possession le rapport du Cabinet Klopfer sur l’état des finances de notre Collectivité mais l’opposition qui représente la moitié des habitants de notre ville en est privée. Je vous demande, officiellement et publiquement Monsieur le Maire, que l’ensemble des élus d’opposition soit destinataires le plus rapidement possible de cette étude financée par la Collectivité.
Si ce n’est pas le cas, je serai dans l’obligation de porter cette question auprès de la CADA.
Réponse de J.L. SCHNEITER : vous avez parlé de saison, alors je vais vous parler de saison : vous l'aurez avant l'hiver ! Je demande une réunion qui me permettra de diffuser ce document, non pas que j'ai quelque chose à cacher ! Nous avons toujours dû rattraper des retards importants qui avaient été pris par la municipalité précédente depuis quelques années. Ayant tout fait pendant mon mandat, mon successeur n'aura plus rien à aménager !
11:45 Publié dans Budget | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rapport d’activité de l’Intercommunalité : le tramway
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Adeline HAZAN
Monsieur le Maire, Cher(e)s Collègues,
Je saisis l’opportunité de cette délibération pour vous interroger sur votre gestion du dossier relatif au Tramway.
Je rappelle que, saisi d’un recours en annulation de la délibération de Reims Métropole du 12 juillet 2006 autorisant la signature avec le groupement Mars du contrat de délégation de service public portant sur la construction et la gestion du Tramway, le Commissaire du Gouvernement auprès du Tribunal administratif de Châlons a conclu au bien-fondé de ce recours et a proposé au Tribunal tant l’annulation de la délibération que la résiliation du contrat.
Vous savez comme moi que dans 90 % des cas, le Tribunal administratif suit les conclusions de son Commissaire.
En l’espèce, le Tribunal, vu sans doute l’importance du dossier, a retardé le moment de trancher sur le fond, et a désigné un expert avec, selon les échos que la presse en a donné, une mission très technique.
L’expert désigné doit déposer son rapport au plus tard le 1er septembre 2007, ce qui signifie que le Tribunal administratif rendra sa décision sur le fond avant la fin de l’année 2007.
Pour autant, le contexte juridique de ce dossier sera le même dans un an qu’aujourd’hui, c'est-à-dire que la plus grande incertitude prévaut quant au sort du projet de tramway dans sa configuration actuelle.
Face à une telle situation de grande incertitude et de grande insécurité juridique, deux choix sont possibles.
Le premier choix est celui de la prudence. Le Commissaire du Gouvernement ayant mis en cause le déroulement de la procédure et le montage du dossier, la prudence imposerait de tenir compte de ses observations et de régulariser la procédure en relançant l’appel d’offres.
Le seul inconvénient de ce choix serait de retarder de quelques mois l’entrée en service du tramway.
Le second choix est celui de la fuite en avant. Il consiste à faire comme si le risque n’existait pas et à poursuivre la mise en œuvre du projet dans l’attente du jugement.
Mais ce choix peut avoir des conséquences redoutables pour notre Collectivité.
Avant même le premier coup de pioche, les dépenses adoptées par Reims Métropole dans le dossier Tramway entre septembre 2003 et octobre 2006 s’élèvent à plus de 10 millions d’euros et ceci sans tenir compte du coût de fonctionnement de la mission tramway. Fin 2007, ce coût aura considérablement augmenté et si à cette date le contrat devait être annulé, le groupement Mars serait fondé à exiger d’importants dommages et intérêts…
Il y a quinze ans votre gestion hasardeuse du premier projet de tramway a coûté aux contribuables rémois près de 12 millions de francs (1,83 million d’euros). Aujourd’hui, c’est une somme qui apparaît presque dérisoire au regard du risque financier qui plane sur ce dossier.
C’est pourquoi je souhaiterais que vous nous expliquiez les raisons pour lesquelles plutôt que de retarder de quelques mois la réalisation du tramway vous avez choisi de faire courir à notre Collectivité un risque aussi important.
Dans la mesure en effet où je ne peux imaginer que de simples préoccupations d’échéances électorales vous animent, ce choix apparaît totalement incompréhensible…
Réponse de J.L. SCHNEITER : la gestion d'il y a 15 ans n'était pas hasardeuse. C'est le hasard qui a fait que certains élus n'étaient pas sûrs de la façon dont ils seraient élus ! Il n'est pas dans mes habitudes de commenter des décisions de justice. Il n'y a aucune suspension dans les décisions du Tribunal Administratif qui a demandé une expertise qui va avoir lieu en septembre 2007. Rien n'empêche de poursuivre un certain nombre de choses comme l'enquête d'utilité publique, la concertation avec la population.
Nous n'engagerons aucun prêt nouveau. Nous sommes sur un procès, c'est la chose publique. Mais nous n'avons pas le droit de rester les bras croisés, c'est notre responsabilité d'élus et plus on retarde, plus cela fera le jeu des opposants qui se trouvent à ma droite. Je demande que l'on continue sur le système mis en place et je demande à Monsieur le Préfet de faire l'étude d'utilité publique. On ne donnera pas le premier coup de pioche avant de savoir ce qui va se passer.
11:30 Publié dans Reims Métropole, Tramway | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quel fonctionnement démocratique à la REMS ?
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Adeline HAZAN
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Vous n’imaginiez pas que cette délibération laisse les élus de l’Intergroupe PS-Verts-Divers gauche sans voix.
Tout d’abord et avant tout je m’étonne de la différence entre l’évolution des revenus de l’ensemble des salariés de la REMS et celle du salaire de son directeur.
Mais, au vu de l’heure, je ne développerai que la question du fonctionnement démocratique de la régie municipale.
Le plus choquant dans cette affaire, au-delà de la hausse en question, est le fait que cette hausse n’ait pas été examinée par l’instance politique de la structure.
Depuis 1998, à la REMS, en effet les deux Présidents qui se sont succédé ont fait fi du Conseil d’administration sur un point dont l’importance n’est pas minime : la rémunération du directeur.
Monsieur le Maire, ne pensez-vous pas qu’une instance comme le Conseil d’administration de la REMS doit jouer son rôle ? Je rappelle que cette instance gère un budget de 10 millions d’euros dont près de 70 % sont directement issus du budget de la ville.
Nous, élus de Gauche, estimons que le rôle d’un Conseil d’administration comme celui de la REMS est bel et bien de définir la politique de la régie et le suivi de sa mise en place par l’ensemble de ses agents. S’il est constitué de représentants du monde sportif et d’élus de la commune, c’est précisément parce que la régie participe grandement à la politique sportive de la ville.
Le Conseil d’Administration ne doit pas être seulement la Chambre d’enregistrement d’une politique décidée par quelques-uns mais bien un lieu de dialogue entre ceux qui définissent la politique sportive et ceux qui la font vivre.
Mercredi 20 décembre, pour répondre au rapport de la Chambre Régionale des Comptes, une validation en bloc de l’ensemble des décisions prises par les deux derniers présidents de la REMS est inscrite à l'ordre du jour du Conseil d’administration de la REMS. Nous ne pouvons accepter cette méthode et vous annonçons dés maintenant que nous voterons contre cette proposition.
Monsieur le Maire, il est de votre responsabilité de faire du Conseil d’administration de la REMS, un outil démocratique. Christine MICHEL et Eric QUENARD vous ont souvent interrogé sur le fonctionnement de la REMS et n’ont jamais eu de réponse satisfaisante. Aujourd’hui, c’est à vous de prendre cette affaire en main, vous êtes le Maire de cette commune à travers elle, vous êtes le premier financeur et le propriétaire des bâtiments que la REMS gère, et les conclusions du rapport de la Chambre Régionale des Comptes sont suffisamment claires pour que vous preniez ce dossier en charge directement.
Réponse de M. Nassau (Adjointe aux sports) : depuis le 1er mai 2006, il est tenu compte de la remarque concernant l'utilisation de la voiture par le directeur, il devra tenir un carnet pour tous les déplacements. Concernant la rémunération du directeur, c'est un contrat de droit privé selon les statuts de la REMS. Je ne savais pas que les augmentations de rémunérations devaient être décidées par le conseil d'administration ce qui sera fait dorénavant. Si on prend tous les salaires du personnel de la REMS, ces personnels sont plutôt bien rémunérés par rapport au domaine privé.
11:25 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La loi sur la prévention de la délinquance
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Question Orale de Adeline HAZAN
Monsieur le Maire,
"Sauvageons", "Racailles", c’est comme cela que certains appellent les jeunes délinquants et aujourd’hui, c’est aux Maires de France que revient la tâche de gérer ces mots de notre société.
Le projet de loi sur la prévention de la délinquance a été adopté le mardi 5 décembre en première lecture à l’Assemblée Nationale. Ce texte relatif à l’insécurité, la dixième loi pénale depuis 2002, donne au maire un rôle "pivot "dans l’action préventive. Par ailleurs, il durcit les sanctions contre les mineurs délinquants et les récidivistes.
Cette loi, dont le texte initial est public depuis un an, a donné lieu à des nombreuses passes d’armes entre le Premier Ministre et le Garde des Sceaux d’un côté et le Ministre de l’Intérieur de l’autre.
Pour sa part, l’Association des Maires de France (AMF) ne souhaite pas que les nouvelles compétences confiées aux maires, entraînent une confusion entre les missions de chacun des acteurs de la sécurité et un transfert de responsabilités de la part des services de police, de justice ou de l’éducation nationale vers les seuls maires, qu’il s’agisse notamment de tutelle aux prestations familiales ou de rappel à la loi.
L’AMF insiste sur le caractère facultatif que doivent conserver les différents dispositifs mis à la charge des maires par le projet de loi et demande, à ce titre, que la création d’un conseil des droits et devoirs des familles soit laissée à leur libre appréciation.
Enfin, pour que le maire puisse jouer efficacement son rôle de médiateur, il faut qu’il dispose d’une information complète et précise. Les dispositions sur le secret partagé méritent d’être précisées dans cette perspective.
De mon côté, je ne suis pas dupe de la mise en scène gouvernementale. Ce texte, voulu par Nicolas SARKOZY, est là pour occuper le terrain dans ce qui est censé être l’efficacité de son action dans la lutte contre l’insécurité. Ce texte a réussi à faire l’unanimité contre lui, celle de tous les acteurs sociaux qui luttent contre la délinquance (protection judiciaire de la jeunesse, éducateurs…), toutes les professions médicales qui sont en désaccord avec la manière dont on essaie de mettre en parallèle les problèmes de psychiatrie et de délinquance. De nombreux maires, et je les comprends, ne veulent pas devenir des acteurs de la politique de prévention et tiennent à une certaine distance avec la politique de sécurité car ce n’est pas leur responsabilité première. Le maire en position constante de conciliation, ne peut être à la fois juge et partie. C’est enfin tout le tissu associatif dans les quartiers qui lutte pour essayer de recréer du lien social, qui est contre ce projet.
Monsieur le Maire, dans quelques semaines, cette loi s’appliquera à vous. Pouvez-vous nous faire part de votre sentiment sur le texte et la façon dont vous pensez le mettre en place dans notre ville ?
Réponse de J.L. SCHNEITER : comme beaucoup de maires, il est hostile à ce texte à titre personnel. Ce n'est pas au maire de faire des investigations pour savoir qui est méritant et qui ne l'est pas. Mais si ça devient la loi, il faudra l'appliquer, on ne sait pas encore comment... De toute façon les décrets d'application ne sont pas encore parus.
11:20 Publié dans Conseil municipal : voeux, questions orales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soutien au Réseau Education Sans Frontières
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Eric QUENARD
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
A l’occasion de cette délibération sur les subventions accordées aux associations rémoises, je souhaite attirer l’attention de notre Assemblée sur le projet du Réseau Education sans Frontières de Reims. Il consiste à organiser une journée de solidarité à La Cartonnerie, le 21 janvier prochain.
La FCPE de Reims, agissant en tant que trésorier de RESF, a fait une demande de subvention à titre exceptionnel de 2 500 € pour couvrir les frais liés à cette journée. Cette somme correspond à la location de la salle de la Cartonnerie, des services y afférents et les frais SACEM.
A la suite du dépôt du dossier par la FCPE de Reims, notre collègue, Mireille Wojnarowski, vous a interpellé sur le sujet. A ce jour, elle n'a d’ailleurs pas obtenu de réponse.
Je rappelle que notre Conseil a voté à l’unanimité en septembre dernier un vœu demandant que les élèves de parents sans papiers puissent poursuivre leur année scolaire en toute sérénité sur le territoire national.
Pouvez-vous, aujourd’hui, nous préciser quelles sont vos intentions quant à l’inscription de cette subvention de 2 500 € ?
Réponse de J.L. SCHNEITER : il n'est pas capable de répondre mais il sait bien que le 21 janvier, c'est l'anniversaire de la mort du roi !
M. ROSSI (Adjoint à la Culture) : il n'a pas le dossier mais il est sûrement possible de solliciter le conseil d'administration de La Cartonnerie pour voir s'il ne peut pas y avoir un pluri-partenariat.
11:05 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le stationnement autour du stade Delaune les soirs de match
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention de Gérard CROUZET
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
J’interviens sur cette délibération non pas cette fois pour vous parler du coût du stade, qui augmente encore, mais de peu ce mois ci, mais pour vous parler du stationnement autour du stade Delaune les soirs de manifestations sportives.
Vous avez fait le choix de le reconstruire sur place en pariant que le manque de places de stationnement inciterait les automobilistes invétérés à utiliser les transports en commun. Pari audacieux mais tenable en se donnant les moyens de le réussir. Or, que constatons-nous ? La police municipale crée des espaces de stationnement notamment en neutralisant une bande de circulation Boulevard Marchandeau. On laisse squatter les trottoirs alentour par les voitures ce qui oblige les piétons à utiliser la chaussée et ceci, remarquons le, devant la police municipale et sachant que votre responsabilité peut être engagée en cas d’accident.
Ne voulant pas m’en tenir à la critique, je vous propose de mettre en place deux mesures déjà en vigueur dans notre agglomération dans d'autres cas pour résoudre ce problème.
1) Actuellement, avec la carte d’abonnement au festival « Scène Ouverte » initiée par la Comédie, les spectateurs peuvent utiliser gratuitement les transports en commun à partir de 17 h pendant toute la durée du festival.
2) Pendant les Flâneries Musicales, pour le concert pique-nique, des navettes sont mises en place entre le parking du Parc des Expositions et le Parc de Champagne.
De telles mesures pourraient être financées par un léger surcoût sur les cartes d’abonnement ou les billets. Evidemment, il serait nécessaire qu'elles soient accompagnées d'une pédagogie explicative et que l'on ne continue pas à inciter les spectateurs à utiliser des places de stationnement bien plus proches, comme on le fait aujourd'hui. En cette période où la nécessité de développer les transports en commun devient une obligation, nous pensons que vous devriez faire étudier ces mesures ou d'autres du même type qui pourraient être proposées.
Je vous remercie, Monsieur le Maire, de votre attention.
Réponse de M. NASSAU (Adjointe aux sports) : on préfère mettre un parking contrôlé que rien du tout ! Il y a 15 minutes de marche du stade vers des parkings gratuits. C'est vrai qu'il y a une éducation à faire.
J.L. SCHNEITER : en 2011, on récupèrera la traversée urbaine de Reims. Et avec le tramway, on peut envisager d'utiliser une partie de l'autoroute pour faire des parkings.
10:30 Publié dans Déplacement, Environnement, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le futur parking du gymnase Clairmarais
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention de Raymond JOANNESSE
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Le pacte écologique de Nicolas Hulot est aujourd’hui sur toutes les lèvres, il est de toutes les discussions et aucun média n’a oublié d’en parler. Permettez-moi cette comparaison en rapport avec la saison. Nicolas Hulot serait comme l’enfant Jésus venu sur terre pour prêcher la bonne parole.
Mais il semble, Monsieur le Maire, que votre majorité n'ait pas encore été touchée par cette nouvelle parole sacrée.
J’ouvre une parenthèse que je referme vite : sur les 50 propositions avancées par Nicolas Hulot pour le développement durable, 32 sont dans le programme des Verts depuis vingt ans.
Quand la ville de Reims propose la construction d’un gymnase dans le quartier Clairmarais, elle inscrit dans le programme, je cite : "cette opération sera menée en intégrant la démarche HQE". C’est bien, mais insuffisant !
Il ne suffit pas de faire du HQE pour avoir son label de "bon écolo". Il faut aussi répondre aux questions de déplacement et d’intégration dans la ville.
Et là, la droite libérale comme centriste qui fait votre majorité n’oublie pas sa grande prêtresse : la voiture.
Dans ce programme, vous proposez, Monsieur le Maire, la création de 120 places de parking dont 100 ouvertes en libre accès. C’est une erreur !!!
Vous savez bien que ces 100 places ne seront pas utilisées par les usagers du gymnase mais par les habitants du quartier et les lycéens de Roosevelt. De plus, le matin, le parking sera pris d’assaut par les pendulaires trouvant ainsi, facilement et gratuitement une place pour leur voiture. Par contre, je ne vois pas d’emplacements vélos...
Dans ce quartier, il existe depuis longtemps un complexe municipal intégrant un gymnase et une salle municipale rue Saint Thierry sans parking et cela n’empêche pas les usagers de venir…
Dans le dernier numéro de Reims Métropole Magazine, on peut lire en titre "PDU : pas de révolution en vue". C’est clair : à la place de la révolution, c’est l'attentisme conservateur que vous imposez.
10:26 Publié dans Déplacement, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les Epinettes : pourquoi pas un quartier "éco énegétique" ?
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention de Raymond JOANNESSE
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Bien évidemment, nous voterons la mise en place du dispositif de Réussite Scolaire sur le quartier des Epinettes. Mais permettez-moi de vous interpeller sur le projet de rénovation urbanistique du quartier.
Comme vous l’avez dit lors de la réunion de présentation, les habitants du quartier doivent se le réapproprier et être fiers de dire "moi, j’habite les Epinettes". C’est pourquoi je vous demande de faire de ce quartier qui va être en partie démoli et reconstruit, le premier quartier éco énergétique de la ville.
Ce que nous entendons par éco énergétique, ce ne sont pas 2 ou 3 maisons avec un label "Haute Qualité Environnementale", un label trop souvent alibi.
Ce que nous demandons, c’est de réaliser un quartier autonome en énergie. Nantes, Grenoble, Lyon le font, Reims doit pouvoir faire de même.
C’est quoi… doivent se demander quelques membres de cette Assemblée ? C’est un quartier où l’on construit des immeubles bioclimatiques, avec une chaufferie collective à haut rendement énergétique, où l’on trouve sur les toits des panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité, des chauffe-eaux solaires et où des isolations aux normes les plus exigeantes sont installées.
Non seulement cette action donnerait de la fierté aux habitants de ce quartier, mais nous ferions aussi œuvre sociale car nous le savons bien : les coûts énergétiques ne peuvent qu’augmenter dans les prochaines années et ils seront à la charge des locataires.
Montrons, Monsieur le Maire, que l’écologie ce ne sont pas seulement les petits oiseaux et les petites fleurs comme certains essaient de nous le faire croire mais un fait social qui touchera en premier lieu, les plus défavorisés d’entre nous. La malbouffe, le mal-logement, aujourd’hui dans notre ville comme dans notre Pays, c’est pour eux.
L’écologie ne doit pas être réservée qu’aux nantis du Lubéron, mais elle doit aussi être accessible aux habitants des quartiers périphériques de notre ville.
Merci de votre attention.
10:17 Publié dans Environnement, Logement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Contrat Enfance Jeunesse
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Eric QUÉNARD
Monsieur le Maire, Cher(e)s Collègues,
A l’occasion de cette délibération sur le Contrat Enfance Jeunesse, je souhaiterais attirer l’attention de notre Assemblée sur trois motifs d’inquiétude qui sont en lien avec l’enfance et la jeunesse.
- Le premier concerne le contrat enfance en tant que tel.
En effet, je m’inquiète de la baisse significative du taux de participation de la CAF aux actions menées dans le cadre des contrats enfance. Ce taux passera de 65 % en moyenne à 55 %.
Ces contrats ont traversé plusieurs alternances gouvernementales sans avoir été revus à la baisse. Le socle contractuel était pérenne, ce qui permettait une mise en œuvre de projets de qualité. Ces contrats ont d’ailleurs permis de nombreuses créations de crèches.
Par ailleurs, l’exclusion des critères qualitatifs de ces nouveaux contrats qui se substituent aux contrats enfance pénalisera surtout les familles en difficulté.
Ainsi les difficultés financières encourues, malgré le plafonnement de la baisse des crédits à 3 % par an et un recentrage sur des éléments quantitatifs, comme un taux d’occupation de 70 % minimum, inquiètent de nombreux élus de grandes villes.
- Le second motif d’inquiétude dont je souhaitais vous faire part et qui est une illustration du désengagement de la CAF, c’est l’avenir de la Maison de quartier du Chemin Vert.
La CAF a décidé dans le courant de la semaine dernière de ne pas renouveler son agrément à la Maison de quartier du Chemin Vert. Ce désengagement risque de mettre en péril les actions menées par la structure et plus globalement son existence même. Il convient de rappeler qu’à ce jour, l’aide de la CAF s’élève à un peu pus de 80 000 €. Aussi cette situation appelle une question précise : quelles sont les intentions de la ville sur ce dossier ?
- Le troisième et dernier motif d’inquiétude concerne la jeunesse
Il y a quelques mois, je m’étais fait l’écho au sein de notre Assemblée d’une réunion nocturne dans une arrière-salle d’un local de Croix-Rouge avec le Sous-Préfet, la Ministre Catherine VAUTRIN et des jeunes de ce quartier.
Suite à cette réunion, d’autres rencontres ont été organisées auxquelles la Ville a participé. A l’occasion de l’une d’entre elles, les services de l’Etat ont pris des engagements très précis en direction de ces jeunes, notamment l’ouverture d’un local pour le mois de septembre sur le secteur Pays de France, au mépris d’ailleurs du travail réalisé par les acteurs du quartier.
Je ne reviendrai pas sur ce que j’avais indiqué à l’époque et qui avait fait consensus dans notre Assemblée mais je souhaite ici insister sur les dégâts collatéraux de cette situation.
Dans son annonce, l’Etat avait simplement oublié de préciser que l’aménagement du local envisagé nécessitait le dépôt d’un permis de construire (donc un délai à respecter), mais surtout qui paierait la facture des travaux et les loyers du nouveau local…
Le résultat de cette improvisation est malheureusement connue, cet engagement pris sans la moindre concertation avec les partenaires que sont les Collectivités locales, le bailleur, n’est toujours pas entré dans la phase de réalisation six mois plus tard.
La frustration des jeunes n’a jamais été aussi importante. Il faut dire que c’est l’histoire qui se répète sur Pays de France. Il y a une quinzaine d’année déjà, l’engagement pour la construction d’un local avait été pris, les plans dessinés avec les jeunes, mais le financement jamais assuré.
Réponse de J.L. SCHNEITER : il a rendez-vous en début d'année avec le directeur de la CAF pour essayer de comprendre et pour la Maison commune du chemin Vert, la nouvelle vient d'arriver…
10:11 Publié dans Maisons de Quartier, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Maison de l'Emploi
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention de Jean-Claude LAVAL
Monsieur le Maire,
Si l'on s'en tient au dossier de candidature déposé par la ville de Reims en vue de la labellisation de la Maison de l'Emploi, sa création portait principalement sur la mise en place d'une coordination des structures ou administrations qui travaillaient dans le domaine de l'emploi afin d'en optimiser l'efficacité.
Cette action pouvait aller jusqu'à un co-financement d'actions sur la base de projets construits en commun. Elle était également assurée par le partage et la mutualisation des moyens de chacun des partenaires.
La ville de Reims était sollicitée pour une mise à disposition d'un simple coordinateur ce qui se traduisait par une participation financière de la Ville de 68 000 euros. Or, la présente délibération porte sur une mise à disposition de deux cadres "A" pour un montant global de 152 000 euros à la charge de la Ville, soit plus du double que la somme initialement prévue.
Qu'est-ce qui justifie cette mise à disposition de deux cadres "A" et pourrions-nous être informés sur la définition des tâches qui incomberont à chacun d'entre eux.
De plus, à titre d'information, le Conseil municipal pourrait-il connaître le budget prévisionnel de la Maison de l'Emploi pour 2007 et les contributions financières des différents partenaires.
Réponse de G. BLEROT : le projet fait partie du Plan de Cohésion sociale du Ministre Borloo et pour lequel, la Ville a obtenu le label mais tout n'est pas encore fixé sur le financement par l'Etat. Nous avons voulu y adjoindre un espace métiers qui puisse aider les demandeurs d'emploi à une meilleure orientation. La Maison de l'Emploi a trois missions : l'observation et l'anticipation du marché de l'emploi au-delà du seul bassin rémois et l'accompagnement à l'insertion. Nous avons voulu apporter un complément d'aide ce qui nécessite un peu plus de personnel que ce qui était prévu.
09:52 Publié dans Emploi - Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


