31.01.2007

Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) de Reims

Intervention d’Adeline HAZAN lors du Conseil municipal du 29 janvier 2007

Monsieur le Maire, Cher-e-s Collègues,

Depuis le début des années 1980, des dispositifs de contractualisation entre l’Etat et les Collectivités locales existent et constituent ce que l’on appelle la politique de la ville, le principe étant le financement 50-50 Etat et Collectivité locale.

Aujourd’hui, un nouveau dispositif nous est proposé. Il ressemble beaucoup à l’ancien mais qui dit nouveau ministre dit nouvelle appellation, c’est donc la signature du Contrat Urbain de Cohésion Sociale qui est proposé en lieu et place du contrat de ville.

Certains ministres se targuent d’une hausse importante des crédits en direction des associations dans le cadre de la politique de la ville. C ’est vrai : plus 60 % en 2006. Mais ceux-là oublient de dire que ces mêmes crédits avaient baissé entre 2002 et 2005. A titre d’exemple, les crédits d’Etat pour la politique de la ville pour 2006 sont à nouveau égaux à ceux de 2002. La politique du gouvernement de droite en direction des associations œuvrant dans nos quartiers n’a connu aucune augmentation entre 2002 et 2006 alors même que les associations voient le nombre de personnes en difficulté augmenter, les emplois jeunes disparaître alors que les prix comme les charges sont, eux, en forte augmentation.

Au sein de notre Conseil municipal, nous avons tous pu le constater car là où, en 2002, le ratio entre la participation de la Ville et celle de l’Etat était de 55-45 (au lieu des 50/50 théoriques), il est aujourd’hui de 70-30. En un mot sur la politique de la ville comme sur beaucoup d’autres politiques, le Gouvernement parle et la ville paye.

Réponse de J.L. SCHNEITER : d'une certaine façon, on peut diriger les chiffres comme on veut. L'Etat retient un certain nombre d'opérations où on est à 50/50 et d'autres qu'il ne retient pas mais que nous tenons à réaliser d'où 100 % pour la Ville, ce qui fait ce ratio à 70/30.

Commentaires

J'aimerais que l'on examine de plus près la politique des "pseudos" organismes de logements sociaux. Personnellement, j'occupe un logement du Foyer Rémois. Mon appartement fait partie d'un programme de vente aux locataires. De ce fait, les travaux inhérents à mon habitation sont soit délaissés soit réalisés a minima (électricité non conforme, pbs évacuation d'eau, fenêtres ne fermant pas etc ces travaux n'ont jamais été faits malgré mes demandes). Le prix de vente arrêté ne cesse d'augmenter au fil des ans ce qui fait que plus le temps passe moins je suis susceptible d'accéder à la propriété (mes revenus n'augmentant pas aussi vite !). Or, parallèlement, les logements neufs qui sont construits sont destinés à des personnes qui ne relèvent pas véritablement du logement social : ex : programme bd Jamin où les premiers prix démarraient aux alentours de 300.000 € donnant lieu à des achats effectués par des personnes ou stés en quête de placements juteux, bien loin des préoccupations de la classe dite moyenne. N'y a t-il pas une solution pour obliger les stés HLM à respecter les obligations inhérentes à leur mission initiale à savoir loger les personnes disposant de revenus modestes et favoriser l'accession à la propriété des familles ?

Écrit par : CORADEL | 15.02.2007

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