22.02.2007
La carte scolaire 2007
Intervention d’Adeline HAZAN
Conseil communautaire du lundi 19 février 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
A l’ouverture de ce conseil municipal, je veux aborder un sujet qui touche et qui mobilise de nombreuses familles de notre ville. C’est la carte scolaire 2007.
Elle est aujourd’hui connue. Ce que l’on peut en dire, c’est qu’elle n’est pas tendre avec les écoles de Reims en général. Pas moins de 15 fermetures de classe pour seulement 3 ouvertures.
Ce ne sont pas moins de 6 classes de maternelles qui sont touchées :
· Écoles Ruisselet et Tournebonneau à St Rémi
· École Cook-Vasco de Gama aux Châtillons
· École Ravel-Franchet d’Esperey à Wilson
· École Voltaire dans le centre
De la même manière, 9 classes d’écoles élémentaires sont condamnées au même sort :
· Écoles Barthou et Ravel-Franchet d’Esperey
à Wilson
· École Sully et École Turenne au Val de Murigny
· École Galilée et École Provençaux à Croix-Rouge
· École SNCF Alfred Gérard
· Écoles Jard-Guillaume de Machaut et Voltaire
dans le centre
Ce sont donc bien 15 classes qui sont supprimées pour seulement 3 ouvertures.
Je dénonce avec force ces décisions qui découlent d’une politique nationale d’économie sur l’Education voulue par vos amis du gouvernement.
Alors, évitons Monsieur le Maire la confusion, le "je comprends et partage le mécontentement de ces familles" alors que ce sont vos amis qui prennent les décisions qui saignent les écoles de notre ville. C’est d’ailleurs la même majorité qui soutient votre politique à Reims.
Permettez-moi de prendre un exemple pour souligner l’incompréhension de ces décisions politiques : en élémentaire à Reims ce sont 285 élèves de plus que notre ville va accueillir dans ses écoles à la rentrée prochaine et l’on va tout de même fermer 9 classes pour 3 ouvertures, soit un solde négatif de 6 classes. Quelle est la cohérence ? On accueille plus d’enfants et on ferme des classes.
C’est à se demander à quoi servent ceux qui sont actuellement au Gouvernement et qui aspirent à siéger dans votre fauteuil l’année prochaine, s'ils ne sont pas capables d’empêcher des mesures injustes pour toutes ces familles. D’ailleurs, le double discours de ceux qui à Paris soutiennent le gouvernement et ses lois et qui, une fois revenus à Reims viennent accompagner les parents pour refuser ces fermetures, est proprement inacceptable et participe à tout le moins à une confusion que je dénonce une fois de plus.
Ce double discours, ce double jeu, les Rémois en ont assez. Il faut vraiment que chacun, y compris d’ailleurs dans cet hémicycle, ait le courage d’assumer les choix politiques qui sont faits.
Pour ma part, je ne crois pas que c’est en supprimant des classes et en augmentant le nombre d’élèves par classe, que nous améliorerons l’éducation de nos enfants. C’est encore plus vrai dans nos quartiers, pourtant eux aussi durement touchés par ces fermetures.
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