30.05.2007

La Tour Géruzez ne sera pas détruite

Lors du Conseil municipal du 26 septembre 2005, le Maire et son Adjointe, Présidente de Reims Habitat, annonçaient la destruction de la tour Géruzez. Cette décision avait été prise de façon autoritaire, sans discussion avec les habitants de la tour, les associations de locataires et le Conseil de quartier…

La majorité UDF /UMP expliquait ce choix par le problème de l’insécurité. Nous proposions à l’époque, pour régler cette question, de créer un poste de gardien et non de détruire la tour. Reims Habitat va-t-il aujourd’hui accéder à cette demande légitime ?

Force est de constater que ce quartier n’est pas considéré comme une priorité. On passe d’un projet à l’autre sans discussion, sans concertation mais sûrement en dépensant des crédits d’études payés soit par les locataires de Reims Habitat, soit par les contribuables rémois. Peut-être même les deux.

Aujourd’hui, nous nous réjouissons du revirement de la majorité municipale. Mais que de temps perdu !

Combien de locataires du 60 et 60 bis rue Géruzez ont déjà quitté, sous la pression de Reims Habitat, le logement où ils vivaient depuis longtemps ? Combien ont découvert que leur logement ou ancien logement ne seront finalement plus détruits ?

A ce jour, d’autres questions restent sans réponse : quel est le coût financier de cette opération aujourd’hui annulée ? Combien de familles ont été obligées de quitter leur logement pour rien ? Nous attendons des réponses à ces questions…

 

Pour le groupe socialiste et divers gauche,

Adeline Hazan, Christiane Kutten, Jean-Claude Laval, Jacques Meyer, Serge Pugeault, Alexis Valensi, Eric Quénard, Christine Michel

DES CHOIX POUR NOS ENFANTS

En dehors de toutes délégations, ce sont des associations privées qui gèrent la question de l’enfance et de l’adolescence sans aucun contrôle du Conseil municipal. Les élus-es Verts ont des propositions à faire.

 

Combler le retard pour tous les modes de garde d'enfants

Les Verts font de la garde et de l'accueil des tout-petits un enjeu primordial. Haltes-garderies, crèches parentales ou collectives, mode de garde court ou long, sur les lieux de travail, de loisir, d'investissement citoyen... Reims, avec la création d’un service public de la petite enfance, doit devenir une référence pour la garde des enfants. Il faut accroître le nombre de places en crèches et haltes-garderies et poursuivre la formation du personnel encadrant.

 

Des cantines scolaires garanties sans OGM

Les Verts proposent que les repas quotidiens servis dans les cantines scolaires soit fournis par la filière de l'agriculture durable et qu'une fois par mois, les repas soient composés de produits issus de l'agriculture biologique. Il s'agit de proposer des produits de qualité et de soutenir une agriculture qui protège l'environnement.

 

Accroître les équipements sportifs dans tous les quartiers

Reims manque cruellement d'équipements sportifs notamment pour les plus jeunes. L'argent public doit permettre de multiplier les possibilités d'accès aux activités sportives. Les collaborations entre les clubs sportifs professionnels et les associations de quartier sont à généraliser afin de faire du sport un vecteur d'intégration et d'éducation à la vie collective.

 

Pour le groupe des Verts,

Mireille WOJNAROWSKI, Gérard CROUZET, Raymond JOANNESSE

11.05.2007

Rentrée scolaire 2007 : fermetures de classes

Intervention d’Adeline HAZAN lors du Conseil municipal du jeudi 10 mai 2007

 

Monsieur le Maire,

Lors de la prochaine rentrée scolaire, 11 classes vont au total être fermées dans les écoles de notre ville.

Or ces fermetures ne sont pas justifiées par une chute du nombre d’élèves puisque nos écoles vont accueillir 285 enfants en plus en septembre.

Il s’agit donc d’une mesure purement comptable, purement idéologique, qui s’inscrit dans l’objectif de réduire le nombre de fonctionnaires, même si cela doit se faire au détriment de la qualité du service public, en l’espèce du service public de l’éducation.

Cet objectif correspond à une politique que vous soutenez au plan national et que vous soutenez même de manière spectaculaire puisque après avoir assuré François Bayrou de votre amitié et de votre soutien avant le premier tour, vous vous êtes empressé de rallier Nicolas Sarkozy pour le second tour.

Je ne mets pas en cause votre choix, parfaitement légitime, mais je souhaiterais plus de cohérence, dans la conduite des affaires publiques.

Les fermetures de classes que nous subissons sont la conséquence d’une politique nationale que vous soutenez ; faites comme la majorité municipale de Châlons-en-Champagne, ayez le courage d’assumer et de défendre face aux Rémois, les effets concrets de cette politique !

Alors que notre ville connaît des difficultés sociales importantes qui justifieraient que les moyens en enseignants affectés aux écoles soient améliorés, les fermetures de classes auxquelles il est procédé sont inacceptables.

Nous sommes contre ces fermetures à l’échelon local et nous sommes contre ces fermetures à l’échelon national.

Mais nous ne participerons pas au vote de la délibération (cliquer ici pour voir la délibération) que vous nous proposez parce qu’elle procède d’une forme d’hypocrisie politique dont nous souhaitons que les Rémois puissent prendre une totale conscience.

La tour Gérusez

Intervention d’Adeline HAZAN lors du Conseil municipal du jeudi 10 mai 2007

 

Monsieur le Maire, Cher(e)s Collègues,

Lors du Conseil municipal du 26 septembre 2005, vous annonciez avec le soutien de votre Adjointe et Présidente de Reims Habitat, votre décision de destruction de la tour Géruzez.

Cette décision avait été prise de façon autoritaire sans discussion avec les habitants de la tour, les associations de locataires, le conseil de quartier…

Cette décision était contre l’esprit de la loi d’Orientation et de Programmation pour la Ville et la Rénovation Urbaine qui prévoit une consultation large des habitants concernés et des associations de quartier.

Madame Malassagne, Présidente de l’OPAC devenu depuis Reims Habitat, répondait que le problème principal était celui de l’insécurité.

Nous n’avons jamais expliqué autre chose, ici même. Comme les habitants, nous demandons, depuis plusieurs années, la création d’un poste de gardien. Cette présence permettrait de rassurer les habitants.

Aujourd’hui, Madame Malassagne allez-vous accéder à cette demande légitime alors que vous la refusez depuis longtemps ? Je l’espère.

Force est de constater que ni Reims Habitat, ni la municipalité n’ont jamais considéré ce quartier comme une priorité. On passe d’un projet à l’autre sans discussion, sans concertation mais sûrement en dépensant des crédits d’étude payés soit par les locataires de Reims Habitat, soit par les contribuables rémois.

Nous ne pouvons que nous réjouir de la décision de ne plus détruire cette tour HLM qui se situe dans un quartier en plein développement où les logements résidentiels poussent à la vitesse grand V.

Mais, combien de locataires du 60 et 60 bis rue Géruzez ont déjà quitté, sous la pression de Reims Habitat, le logement où ils vivaient, depuis 20 ans pour certains,  pour un autre logement dans un autre quartier ? Mardi dernier, ils ont découvert que leurs logements ne seront plus détruits…

Il est clair que dans ce domaine comme dans d’autres, il existe une différence importante entre votre politique et celle que la gauche propose. Nous, comme les Rémoises et les Rémois, refusons et dénonçons cette politique de logement bien peu sérieuse et faisant appel à un amateurisme indigne d’une Collectivité comme la nôtre.

Et je repose donc la question : quel est le coût financier de cette opération ? Combien de familles ont été obligées de quitter leur logement pour rien ?

Les élus de l'Intergroupe de Gauche attentent rapidement un bilan précis de cette opération dans sa dimension financière et humaine.

Garanties d'emprunt

Intervention d’ Eric QUÉNARD lors du Conseil municipal du jeudi 10 mai 2007

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

A l’occasion de ces délibérations sur les garanties d’emprunt, je souhaite vous faire part de plusieurs observations.

La première est d’ordre général. Monsieur le Maire, pouvons-nous disposer d’un état des lieux précis des logements très sociaux détruits et des logements très sociaux reconstruits dans notre ville. A défaut de cet état des lieux, nous naviguons en plein brouillard et nous apprécions au coup par coup les garanties d’emprunt sans vue d’ensemble de la politique de l’habitat de la ville. C ’est donc une demande que je formule ce soir au nom de l’Intergroupe.

Les autres observations s’attachent plus particulièrement aux garanties d’emprunt proposées ce soir.

1/ S’agissant des délibérations 178 et 179 pour la construction de 33 logements locatifs sociaux au Parc Arago et avenue du Général Bonaparte, je m’interroge surtout sur la nécessité de construire de nouveaux logements à cet endroit et sur l’opération prévue.

En effet, j’ai du mal à imaginer la coexistence entre d’un côté, des immeubles à l’habitat dégradé qui attendent des rénovations et de l’autre, des immeubles neufs avec jardins privés enfermés derrière des grilles les coupant du reste du quartier. Parce que le projet dont on parle, c’est cela.

Je demande donc un vote séparé sur ces délibérations sur lesquelles nous nous abstiendrons.

2/ S’agissant des délibérations 181 et 182, concernant les garanties d’emprunt pour la construction de 24 logements PLUS et 17 logements PLS, je pense que l’on aurait sans doute pu aller plus loin en logement très social. Néanmoins, nous voterons cette délibération.

3/ Enfin s’agissant des délibérations 183 et 184, pour 11 logements collectifs rue de Cernay et 12 logements collectifs rue de Witry, je déplore le désengagement du Département de la Marne. Nous voterons cette délibération

 

Réponse de J.L. SCHNEITER : il y aura une rencontre en juin avec la population. On ne pourra pas laisser faire des logements neufs sans rénover les logements anciens. On en discutera avec Le Foyer Rémois.

02.05.2007

Quel avenir pour les Maisons de Quartier ?

La Ville de Reims a confié la mission à un cabinet de consultants sur l’avenir des Maisons de Quartier. Nous avons pu nous procurer les premiers éléments de cette étude. Ils confirment notre inquiétude, ainsi que celle des salariés et usagers des Maisons de Quartier.

Si nous ne faisons rien, le déficit de l’Association des Maisons de Quartier va se creuser. Rappelons simplement quelques chiffres, extraits des conclusions de la mission d’étude relative à l’association des Maisons de quartier : « Estimé à 194 880 € en prévisionnel 2007, le déficit atteindrait 500 000 € en 2010 à périmètre constant soit une progression annuelle de 100 000 € sur la base d’une politique de revalorisation salariale de rigueur et d’une anticipation de croissance des produits restant à être confirmée ».

La progression rapide des déséquilibres (100 000 € par an en moyenne) ne permettra donc pas à l’association de faire face à cet accroissement de charges, d’autant que les simulations ont été réalisées « à projet associatif constant ». Cela signifie que les projets et les dynamiques de développement de l’association n’ont été ni chiffrées, ni intégrées. Ce n’est pas rassurant pour les projets dans nos quartiers.

Le débat sur l’avenir des Maisons de Quartier doit avoir lieu en Conseil municipal devant les Rémois car les salariés et les usagers ont droit à la transparence. Nous souhaitons qu’ils y soient associés.

 

Pour le groupe socialiste et divers gauche,

Adeline Hazan, Christiane Kutten, Jean-Claude Laval, Jacques Meyer, Serge Pugeault, Alexis Valensi, Eric Quénard, Christine Michel

Et si on créait une vraie démocratie de proximité ?

Le peu de présence aux dernières séances des Conseils de Quartier, une douzaine de personne, nous montre s’il en était besoin que la démocratie locale n’existe pas à Reims. Les élus Verts ont des propositions à faire :

 

Une vraie démocratie locale

Aujourd’hui, les Conseils de Quartiers sont des chambres d'enregistrement des choix municipaux. Il faut en faire des lieux de propositions, accroître leurs compétences en matière d'aménagements urbains et d'équipements de proximité, ouvrir leurs séances au public, les doter de moyens financiers et humains pour qu'ils puissent organiser des débats publics.

 

Le budget... l'affaire des citoyens

Le budget de la ville ne peut plus rester l'affaire de quelques techniciens. Les taux d'imposition doivent mieux refléter les besoins des habitants en matière d'équipements, de qualité d'espace, de services... Les Verts souhaitent que les citoyens s'approprient l'exercice budgétaire.

 

Démocratiser l'action du Conseil municipal

Le Conseil municipal doit devenir un lieu de débat. Nous proposons d'accroître le nombre de ses séances afin d'y organiser des débats avec les acteurs de la société civile. Nous proposons de multiplier les commissions extra municipales afin d'associer les citoyens à la définition des politiques municipales. Enfin, une ville a besoin d'élus à temps plein, les élus Verts ne cumulent pas leur responsabilité municipale avec un autre mandat.

 

Pour le groupe des Verts,

Mireille WOJNAROWSKI, Gérard CROUZET, Raymond JOANNESSE

Toutes les notes