28.06.2007
Restauration des Halles : soulagement, regret, inquiétudes...
Intervention de Serge PUGEAULT lors du Conseil Municipal du lundi 25 juin 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Vous nous proposez d’approuver l’avant-projet de restauration des halles élaboré par l’architecte des monuments historiques, projet qui nous a été dernièrement présenté en Commission générale. Cette délibération ne peut que provoquer une appréciation très mitigée, mêlant soulagement, regret, inquiétudes.
Un soulagement, parce que les halles sont fermées maintenant depuis plus de 20 ans, et que durant toute cette période le dossier a très peu évolué. Il n’est plus possible aujourd’hui de maintenir en l’état ce bâtiment, catastrophique pour l’image de modernité que notre ville veut acquérir. Si sa restauration devait enfin être entamée chacun ne pourrait que s’en réjouir. Un regret cependant, que nous avons à plusieurs reprises exprimé lors de précédents Conseils. La restauration des halles ne peut être pensée de façon isolée. Le quartier des halles est sans doute le quartier de Reims qui est le plus susceptible de changer dans les années qui viennent. Réfléchir à l’affectation des halles en la déconnectant d’une réflexion plus large sur l’aménagement du quartier est une erreur. Nous pensons nécessaire de lancer un concours d’architecture et d’aménagement urbain pour la zone qui part de la place du Forum jusqu’aux anciens terrains du SERNAM. L’on voit bien qu’à défaut de cette vision d’ensemble, les auteurs de l’avant-projet de restauration ont du mal à définir une affectation du bâtiment complémentaire à celle du marché du samedi. Il n’est pas encore trop tard pour lancer ce concours.
Des inquiétudes enfin. Elles tiennent au financement de l’opération. Notons d’abord qu’en 1996, au moment de la première convention avec l’Etat, les travaux de restauration étaient évalués à 11 200 000 €. Aujourd’hui, dix ans plus tard, ils sont évalués à 30 000 000 €. Autrement dit, la situation est pire encore que pour la construction du stade de Reims : pour un chantier qui n’a pas encore commencé, l’augmentation est déjà de 168 % !! Alors qui va payer ? l’Etat promet de payer la moitié. Mais chacun sait que l’Etat ne tient pas sa parole et qu’il ne respecte pas ses engagements, y compris lorsqu’il les a pris par écrit…C’est particulièrement vrai dans le domaine culturel, notre Collectivité étant bien souvent contrainte de pallier le manquement par l’Etat à ses engagements, s’agissant du fonctionnement de certaines structures culturelles rémoises… Notre Collectivité devra-t-elle supporter seule le coût de la réhabilitation des halles ? Si tel est le cas, ce coût n’est-il pas exorbitant au regard de l’affectation actuellement définie pour les halles, c'est-à-dire celle d’un marché hebdomadaire ?
Réponse de J.L. SCHNEITER : dans l'étude, il y a des propositions et des possibilités d'utiliser les Halles en-dehors des jours de marché et l'Architecte des Bâtiments de France en a tenu compte dans la restructuration. Concernant le financement par l'Etat, on joue la confiance, l'Etat est souverain. Sur l'aménagement général, un comité technique va réfléchir sur l'utilisation de la rénovation du Musée des Beaux-Arts, de l'ESAD et du Boulingrin.
12:09 Publié dans Halles du Boulingrin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.