25.09.2007

Dénomination de rues : où sont les femmes ?

Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil municipal du lundi 24 septembre 2007

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Dans ces trois délibérations, vous nous proposez d’attribuer des noms à de nouvelles voies de la ville. Ces dénominations appellent, de ma part, deux remarques.

Bien que la part féminine de la population soit de 50 %, vous réussissez le tour de force de n’avoir proposé aucun nom de femme sur 13 dénominations ! Pourquoi en cette année anniversaire de la mort  de Maria Callas, le succès des Flâneries Musicales et que des dénominations aient lieu dans le quartier Wilson, n’avez vous pas pensé à lui en attribuer une ?

Ma deuxième remarque, qui rejoint en partie la première, est le manque d’ouverture et de fait le renfermement sur soi que les noms choisis impliquent. La majorité des dénominations est soit  rémo-rémoise, soit passéiste alors que l’ouverture de la ligne TGV Est , ainsi que la création d’une ligne de tramway doit nous projeter dans le futur, faire de notre ville, une cité en marche vers l’avenir. Vos dénominations n’incitent pas à l’ouverture vers les autres, à regarder ailleurs.

Aussi je vais vous refaire deux propositions. Deux rues attribuées l’une à Ingrid Betancourt, l’autre à Aung San Suu Kyi. La première prisonnière d’une rébellion utilisant le kidnapping comme arme politique face à un gouvernement utilisant des milices armées pour lutter contre cette rébellion, l’autre prix Nobel de la Paix, maintenue à résidence par la junte militaire birmane car opposante.

Ces attributions, outre que ce sont des femmes, mettraient en avant  deux personnalités luttant démocratiquement pour la liberté et l'émancipation des femmes en respectant les droits humains.

Notre ville l’a déjà fait, en attribuant une rue à Nelson Mandela, pour le soutenir durant ses années d’emprisonnement. Mais il est vrai que la ville était dirigée par la gauche et cependant depuis la libération de Nelson Mandela, cette rue n’a pas été débaptisée.

Je vous remercie de votre attention.

Raymond JOANNESSE

 

 

Réponse de J.L. SCHNEITER : j'ai une théorie qui vaut ce qu'elle vaut : on ne donne pas le nom d'une rue à une personne encore en vie ! Les noms de rue sont aussi la mémoire de la ville mais je suis d'accord, il n'y a pas beaucoup de noms à consonance féminine.

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