24.10.2007

Hôtellerie de plein air (suite)

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Intervention de Alexis VALENSI lors du Conseil municipal du lundi 22 octobre 2007

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

 

Cette délibération m’amène à faire trois remarques :

 

1) Ce camping étant prévu pour 2010 au mieux, on peut espérer que d’ici là ou peu de temps plus tard, notre agglomération sera équipée d’un système de mise à disposition de vélos à l’instar des villes qui en possèdent déjà un, avec le succès que l’on sait. A condition, bien sûr qu’un réseau de voies cyclables continu et sécurisé soit d’ici là constitué. Il faudrait donc peut-être prévoir non seulement un emplacement (ce qui est facile car d’une faible surface) mais aussi une obligation pour le gestionnaire de s’associer ou d’accompagner cette mise en place c’est-à-dire la rendre possible sur le site. Une solution alternative serait de prévoir le plus près possible du site, une surface réservée à cet usage. D’ailleurs, dès à présent, pour chaque équipement à l’étude (patinoire, MJC, équipement sportif ou autre) cela devrait être fait.

 

2) Le choix qui a été fait de la répartition du nombre d’emplacements pour les caravanes, les camping-cars et les tentes me paraît sous-estimer la remontée de l’usage de la toile grâce au progrès  qu’elle a connu par des montages ultra rapides,  un encombrement, un poids et même un prix  de plus en plus réduits, que ce soit de la tente individuelle que l’on a vu fleurir sur les bords d’un canal parisien à la tente familiale cloisonnée.

Je pense que cette répartition ne devrait pas être aussi précise dès à présent. Elle devrait plutôt indiquer une fourchette. Cela étant dit, les emplacements ont une certaine polyvalence bien que le traitement du sol soit différent selon leur destination.

 

3) Le dernier point est celui qui m’inquiète le plus : notre cité a des atouts d’attraits touristiques indéniables. L’exploitant de cet équipement aura un  monopole de fait  sur notre cité et son proche environnement.

Il pourrait être tenté de pratiquer des tarifs de nuitée très élevés et je pense que ceux-ci devraient être inclus dans un système de références basé sur les prix pratiqués dans des villes comparables à la nôtre par leur taille et leur situation. Faute de quoi, ce camping ne contribuerait pas à améliorer la situation actuelle du tourisme à Reims : on y passe quelques heures et on s’en va ailleurs après une visite sommaire de la ville. Il serait prudent que le législateur inclue un encadrement équitable et réaliste dans le cahier des charges.

 

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