09.11.2007

Suppression des Conseils de Quartier : le fait du prince

Les membres des Conseils de Quartier viennent d’apprendre par un courrier de Jean-Louis Schneiter la suppression des Conseils de Quartier prévus en décembre prochain.

Le Maire de Reims justifie cette suppression par la proximité de la campagne électorale.

Nous regrettons cette décision de Jean-Louis Schneiter. Nous savons qu’il n’a jamais cru aux conseils de quartier et qu’il ne les a installés à Reims que parce que la loi l’y obligeait. Ils n’ont jamais été utilisés comme un lieu de concertation et n’ont servi à la majorité qu’à faire la promotion de ses projets. Le Maire explique dans son courrier que d’autres villes suspendent aussi leurs Conseils de Quartier : renseignements pris, elles sont minoritaires.
 
Cette décision s’apparente au fait du prince qui illustre, s’il en était encore besoin, l’exercice solitaire du pouvoir à Reims.

Nous croyons aux vertus de la démocratie de proximité. C’est pourquoi nous proposerons en 2008 comme nous l’avons fait pendant toute la durée du mandat de véritables Conseils à la taille des quartiers historiques de la ville, avec une représentation majoritaire des associations et de la population désignée après une véritable concertation. Des Conseils qui aient un véritable fonctionnement autonome, qui soient forces de proposition et un outil réel de consultation de l’ensemble des Rémoises et des Rémois.

Aussi au moment où le Maire annonce la fin des réunions des conseils de quartiers avant les élections municipales, nous proposons au contraire l’organisation de 10 cafés politiques au cœur des quartiers de Reims pour construire notre projet avec les habitants.

Voilà un beau symbole de démocratie de proximité !

 

Adeline HAZAN
Conseillère municipale de Reims
Responsable de l’Intergroupe PS-Verts-Divers Gauche

08.11.2007

L’Etat asphyxie les finances des Villes

28d62189fd9f5ec09a1e0caaaef66a94.jpgDepuis l’élection présidentielle, diverses déclarations tant du Président de la République que des membres du Gouvernement sollicitent l’intervention et la participation financière des Collectivités locales pour la réalisation d’actions et de services au bénéfice de nos concitoyens. Il s’agit par exemple :

 

- de l’accompagnement des «orphelins de 16 heures»,

- du renforcement de la place du sport, de l’art et la culture à l’école,

- de l’amélioration des rôles des villes en matière d’entretien et de gestion des monuments…

 

Or dans le même temps, le Gouvernement souhaite associer les Collectivités à la maîtrise de la dette et des déficits publics et les appelle à maîtriser leurs dépenses.

Comment, dans ces conditions, les Collectivités locales en général et notre ville en particulier, pourront-elles maîtriser par elles-mêmes la dépense locale ?

Pour ce qui concerne les recettes, le nouveau contrat de stabilité prévu pour 2008 devrait se traduire par une baisse substantielle des dotations des grandes villes. Un seul exemple, la dotation de compensation de la taxe professionnelle (DCTP) qui baissera pour notre Ville de 650 000 €

Nous déplorons ce double discours de l’Etat qui d’un côté demande l’intervention et la participation financière des Collectivités locales pour la réalisation d’actions qu’il décide sans la moindre concertation et de l’autre, réduit les dotations à ces mêmes Collectivités tout en leur demandant de maîtriser les dépenses locales.

 

Pour le groupe socialiste et divers gauche,

Adeline Hazan, Christiane Kutten, Jean-Claude Laval, Jacques Meyer, Serge Pugeault, Alexis Valensi, Eric Quénard, Christine Michel

07.11.2007

Protégeons l’eau de Reims

867cae77f5728787c6bf2b78351ff0e1.jpgLa pollution de l’eau est un problè-me de plus en plus présent et qui coûte de plus en plus cher aux consommateurs.

Nous demandons que la Communauté d’Agglomération de Reims en charge de cette question protège les champs captants -zones de captage de l'eau potable- en y instaurant, en concertation avec les communes ou les groupements de communes concernés, des mesures foncières  permettant d’y limiter la pollution. Sauvegardons et recréons des zones de dépollution naturelle (forêts, zones humides, lagunage, marais, haies) dans le cadre de la mise en place de zonages permettant le reboisement ainsi que la protection de biotopes.

Aidons à l’installation ou à la conversion à l’agriculture bio des terres comprises dans cette zone. La Communauté d’Agglomération de Reims pourrait aider financièrement les agriculteurs exploitant des terres situées sur les champs captants pendant les trois ans de conversion, c’est-à-dire le moment de transition entre la production polluante et productiviste et la labellisation « Agriculture Biologique ».

Double effet pour cette mesure : non seulement protéger l’eau mais aussi développer l’agriculture bio. Et de cela notre région en aura besoin, puisque seulement 1 % des terres agricoles sont consacrées au bio. Sans le développement de l’Agriculture Biologique, nous ne pourrons pas approvisionner nos cantines, comme prévu dans le Grenelle de l’Environnement. En effet, nous ne pouvons pas nous satisfaire de produits ayant fait des centaines, voire des milliers, de kilomètres avant d'arriver dans nos assiettes.

 

 

Pour le groupe des Verts,

Mireille WOJNAROWSKI, Gérard CROUZET, Raymond JOANNESSE

06.11.2007

Baisse des dotations de l'Etat à notre ville

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Intervention d’Eric QUENARD lors du conseil municipal du lundi 22 octobre 2007

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

 

A l’occasion de cette délibération sur les adaptations de crédits 2007, je veux attirer l’attention de notre Assemblée sur les risques de voir diminuer les dotations de l’Etat à notre ville en 2008.

Depuis l’élection présidentielle, diverses déclarations tant du Président de la République que de membres du Gouvernement sollicitent l’intervention et la participation financière des Collectivités locales pour la réalisation d’actions et de services au bénéfice de nos concitoyens. Il s’agit par exemple :

-         de l’accompagnement scolaire des «orphelins de 16 heures»,

-         du renforcement de la place du sport, de l’art et la culture à l’école,

-         du déploiement de tableaux numériques interactifs avec visioconférence pour l’enseignement précoce des langues,

-         de l’amélioration des rôles en matière d’entretien et de gestion des monuments,

-         de la prise en compte de la qualité du patrimoine bâti pour « humaniser des banlieues et des cités trop longtemps laissées à l’abandon »,

-         de la prévention des actes de malveillance (vols et vandalisme) perpétrés dans les musées et les monu­ments historiques, notamment les cathédrales et les églises,

-         de la généralisation de la «bourse au permis de conduire», mise en place depuis le début de l’an­née par la mairie de Carcassonne et la Prévention routière,

-         de l’installation de défibrillateurs cardiaques auto­matisés externes, etc.

Or dans le même temps, le Gouvernement souhaite as­socier les Collectivités à la maîtrise de la dette et des déficits publics et les appelle à maîtriser leurs dé­penses.

S’il déclare faire une pause dans la décentralisation et s’il propose une discussion sur les normes contrai­gnantes et coûteuses imposées aux Collectivités, il ne tient pas compte de ces différentes annonces faites sans concertation préalable et sans une analyse de leurs conséquences sur les finances publiques et tout particulièrement sur les finances locales.

Monsieur le Maire, je m’interroge : comment, dans ces conditions, les Collectivités locales en général et notre ville en particulier, pourront-elles maîtriser par elles-mêmes la dépense locale ?

Pour ce qui concerne les recettes, le nouveau contrat de stabilité prévu pour 2008, s’il conserve les modali­tés d’indexation de la dotation globale de fonctionne­ment devrait se traduire par une baisse substantielle des dotations des grandes villes.

La progression naturelle des crédits de la DGF (dotation globale de fonctionnement), qui devraient être abondés par un nouveau prélèvement sur le produit des amendes de police, recette affectée aux travaux d’amélioration des transports collectifs no­tamment, ne permettra pas d’assurer une croissance de 120 millions d’euros de la dotation de solidarité urbaine, objectif de la loi Borloo.

Dans ces conditions, il est fort probable que la pro­gression des attributions des grandes villes éligibles -et Reims est concernée- soit limitée au taux de progression de la garantie, soit 5 %.

Ainsi pour beaucoup de communes, le total des do­tations 2008 devrait être inférieur à celui de 2007, situation qui rendra très difficile la réalisation de l’équilibre des budgets locaux et notamment pour les communes pour lesquelles la dotation de compensation de la taxe professionnelle (DCTP) est conséquente. Je rappelle pour mémoire qu’à Reims cette dotation est de 2,1 millions d’euros.

Globalement, les mesures envisagées conduiront à une perte de plus 114 millions d’euros pour les grandes Collecti­vités territoriales, avec des pertes “individuelles“ qui pourront être de l’ordre de 5, 10 ou même 20 millions d’euros pour telle ou telle ville.

Personnellement, je déplore ce double discours de l’Etat qui d’un côté demande l’intervention et la participation financière des Collectivités locales pour la réalisation d’actions qu’il décide sans la moindre concertation et de l’autre réduit les dotations à ces mêmes Collectivités tout en leur demandant de maîtriser les dépenses locales.

 

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