28.02.2008

Le financement du TGV-Est (2ème phase)

Intervention de Jacques MEYER lors du Conseil municipal du 26 février 2008

Monsieur le Maire,

 

A travers cette délibération, il nous est proposé de signer le protocole de financement des travaux préparatoires à la seconde phase du TGV –Est. Il a bien entendu été proposé en même temps aux autres collectivités de Champagne-Ardenne.

 

Il s’avère que le Conseil Régional, réuni  en session plénière en décembre dernier, a décidé à l’unanimité de ses membres, de sursoir à sa délibération.

 

La qualité de desserte du TGV est très en dessous des attentes régionales. Plusieurs motifs de mécontentement existent. De nombreux usagers mécontents se font entendre mais ne sont ni entendus ni écoutés par la SNCF.

 

Pour se faire entendre, il faut hausser le ton. Comme le Conseil régional l’a fait, nous souhaitons  conditionner l’aide de la Ville à l’amélioration de la situation du transport TGV et donc nous vous demandons de retirer cette présente délibération. Car seul un geste fort sera pris en considération.

30.01.2008

Opération immobilière sur le terrain de la caserne Colbert

Intervention de Jacques MEYER lors de la séance du Conseil Municipal du lundi 28 janvier 2008

 

Monsieur le Maire,

 

Vous proposez de céder à l’Effort Rémois une moitié du terrain de la caserne Colbert, celle dont la Ville est propriétaire (l’autre, comme on le sait est propriété du Ministère de la Défense).

Nous nous étonnons de votre proposition. En effet, vous ne pouvez ignorer que ce terrain est convoité pour y construire une Cité Internationale Etudiante. Ce projet, porté par le CROUS et la Région, vise à construire une résidence pour étudiants étrangers et jeunes chercheurs au cœur de notre ville.

Il vise à renforcer le rayonnement  international de nos établissements universitaires : l’Université de Reims, bien évidemment, mais aussi RMS, l’ESAD…

Il apparaît indispensable pour l’attractivité universitaire, la reconnaissance des ses diplômes à l’étranger, pour le  développement des échanges entre laboratoires de recherche.

Bref, ce projet a pour but de développer l’Université, Ce terrain, par sa surface, sa localisation à proximité du siège de l’Université comme de la Cathédrale, paraissait idéal pour l’implantation de cette Cité Etudiante.

Nous regrettons que vous préfériez favoriser une opération immobilière  plutôt que le développement de l’Université dont le développement, comme chacun le sait ou devrait savoir, est essentiel pour l’attractivité et le développement économique de notre ville.

21.02.2007

Commerces de proximité

Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil municipal du lundi 19 février 2007

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Je vais faire, Monsieur le Maire, une courte intervention pour rappeler à l’ensemble de cette Assemblée qu’en novembre 2005, j'ai proposé la mise en place d’un tel dispositif (ndlr : il s'agit de permettre à la Ville de préempter lors de la vente d'un commerce de proximité qui risque de changer de destination, par exemple pour une banque). Je me suis appuyé sur l’exemple de Paris où cela était à l’étude et Nantes où cela est mis en place depuis le vote du PLU en 2002.

Le 28 novembre 2005, vous m'avez répondu que ce n’était pas le rôle de notre Collectivité de réguler les achats et les ventes de fonds de commerce.

Aujourd’hui 19 février 2007, vous reprenez ma proposition. Je ne peux que m’en féliciter et espérer que sur l’ensemble des propositions faites par les élus-es de l’opposition depuis 2001, nombreuses d'entre elles seront dans votre programme municipal l’an prochain.

Je dirais que c’est positif que vous vous rendiez compte que le marché ne vit que pour lui-même et qu'il n'est pas très préoccupé par l’intérêt collectif.

31.01.2007

Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) de Reims

Intervention d’Adeline HAZAN lors du Conseil municipal du 29 janvier 2007

Monsieur le Maire, Cher-e-s Collègues,

Depuis le début des années 1980, des dispositifs de contractualisation entre l’Etat et les Collectivités locales existent et constituent ce que l’on appelle la politique de la ville, le principe étant le financement 50-50 Etat et Collectivité locale.

Aujourd’hui, un nouveau dispositif nous est proposé. Il ressemble beaucoup à l’ancien mais qui dit nouveau ministre dit nouvelle appellation, c’est donc la signature du Contrat Urbain de Cohésion Sociale qui est proposé en lieu et place du contrat de ville.

Certains ministres se targuent d’une hausse importante des crédits en direction des associations dans le cadre de la politique de la ville. C ’est vrai : plus 60 % en 2006. Mais ceux-là oublient de dire que ces mêmes crédits avaient baissé entre 2002 et 2005. A titre d’exemple, les crédits d’Etat pour la politique de la ville pour 2006 sont à nouveau égaux à ceux de 2002. La politique du gouvernement de droite en direction des associations œuvrant dans nos quartiers n’a connu aucune augmentation entre 2002 et 2006 alors même que les associations voient le nombre de personnes en difficulté augmenter, les emplois jeunes disparaître alors que les prix comme les charges sont, eux, en forte augmentation.

Au sein de notre Conseil municipal, nous avons tous pu le constater car là où, en 2002, le ratio entre la participation de la Ville et celle de l’Etat était de 55-45 (au lieu des 50/50 théoriques), il est aujourd’hui de 70-30. En un mot sur la politique de la ville comme sur beaucoup d’autres politiques, le Gouvernement parle et la ville paye.

Réponse de J.L. SCHNEITER : d'une certaine façon, on peut diriger les chiffres comme on veut. L'Etat retient un certain nombre d'opérations où on est à 50/50 et d'autres qu'il ne retient pas mais que nous tenons à réaliser d'où 100 % pour la Ville, ce qui fait ce ratio à 70/30.

05.05.2006

Le développement de l'offre d'immobilier d'entreprise

Intervention de Jacques MEYER lors du Conseil municipal du jeudi 4 mai 2006

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Permettez-moi d’intervenir sur cette délibération pour vous interroger sur l’activité de Reims Développement.

Lors de sa réunion du 14 décembre 2004, le Conseil municipal dans son ensemble a voté l’augmentation du capital social de la SAEM Reims Développement pour lui permettre d'intégrer le capital d’une société par actions simplifiées (SAS) dont l’objectif est de développer l’offre d’immobilier d’entreprise dans notre agglomération.

Je me permets ici de rappeler que cette question faisait partie intégrante du projet de la liste de la gauche aux dernières municipales.

Depuis cette délibération qui date de plus de 18 mois, nous n’avons reçu aucune information sur ce projet, nous sommes obligés de nous pencher sur la presse pour connaître les avancées du projet de SAS Patrimoniale.

Dans la Gazette des Communes du 10 avril, nous avons appris que l’outil de développement de l’offre d’immobilier d’entreprise de notre agglomération se dénomme SAS Patrimoniale de la Marne…  le lendemain dans les Echos, quels en sont les autres actionnaires et les deux premiers projets… enfin, dans le Moniteur du 21 avril, qui est son président.

Le fonctionnement normal d’une Collectivité comme la nôtre voudrait que l’ensemble des Conseillers municipaux soient régulièrement informés de l’évolution d’un tel projet.

Monsieur le Maire, pouvez-vous nous en dire plus ou devons-nous attendre le prochain article de presse pour être informés ?


Réponse de Jean-Louis Schneiter : la SAS existe, elle n'a pas encore mis son programme en place ni ses actions. Nous aurons son programme dans quelques mois et vous serez informés.

27.01.2006

Le recensement confirme le manque de logement

Intervention d'Adeline Hazan lors du conseil municipal du 26 janvier 2006

Monsieur le Maire et Chers Collègues,


En ce début d’année, cette série de garanties d’emprunt annonce de nouvelles constructions qui devraient nous réjouir sur l’avenir de notre agglomération. Mais il n’en est rien car le plan local de l’habitat que vous avez voté, prévoit des constructions nouvelles (900 par an) et ce chiffre correspond tout juste à l’addition des démolitions liées à la rénovation urbaine et à la décohabitation dite naturelle par l’INSEE.

En ce début d’année, cette série de garanties d’emprunt annonce de nouvelles constructions qui devraient nous réjouir sur l’avenir de notre agglomération. Mais il n’en est rien car le plan local de l’habitat que vous avez voté, prévoit des constructions nouvelles (900 par an) et ce chiffre correspond tout juste à l’addition des démolitions liées à la rénovation urbaine et à la décohabitation dite naturelle par l’INSEE.


Avec votre plan local de l’habitat, comme avec les anciens, vous avez fait le choix de ne pas développer le logement dans notre ville et les derniers chiffres du recensement le confirme.


En utilisant les chiffres de l’INSEE à notre disposition sur l’arrondissement de Reims qui correspond en gros au Pays rémois, on découvre une évolution positive d’un peu plus d'un pour cent par an dans le Pays rémois hors l’agglomération Rémoise.


En fait, on s'aperçoit que Reims ville décline et que la première couronne progresse très peu. C'est la couronne la plus éloignée qui gagne vraiment de la population avec les problèmes que cela peut entraîner en termes de déplacements, de garde d’enfants etc. pour les familles.


C'est bien un cercle vicieux. Le manque de logements éloigne la population toujours davantage et dans le même temps augmente le prix des logements à Reims.


A ce constat, il faut répondre comme nous l’avons déjà dit ici par une politique du logement claire, une politique du logement mise en place avec l’ensemble des partenaires de logement (l’État, le Département, les organismes logeurs, les investissements privés, les associations de locataires et habitants). Nous, élus-es de gauche, pensons que cette politique doit se construire autour de deux axes :


1)      L’accession à la propriété dans Reims et son agglomération pour les familles à faibles et moyens revenus.
2)      La création d’un partenariat pour le logement entre les locataires, les bailleurs, publics comme privés et la Collectivité qui, comme dans ces délibérations, garantit les prêts.


1) Accession à la propriété
Pour accéder à la propriété, la Ville peut faire, avec une politique foncière dynamique, baisser le prix du terrain et par ricochet, des maisons et des appartements. Le marché foncier est un marché comme les autres qui se base sur l’offre et la demande. Aujourd’hui, à Reims, les prix sont élevés car les terrains sont rares. Si demain la ville dans le même temps aménageait plusieurs réserves foncières et vendait des terrains, elle élargirait l’offre et de ce fait participerait à une baisse des prix.


Même si nous ne sommes pas dans la situation de villes comme Nantes ou Montpellier où les réserves foncières sont très importantes, nous avons dans notre agglomération plusieurs zones que la Collectivité Ville ou CAR peut mettre en chantier, pour faire levier sur le prix du foncier. Je pense ici au barreau Est dont on parle depuis bientôt 20 ans, le ZAC de Bezannes ou le nord ouest de Bétheny.


2) Un partenariat pour le logement
Depuis plusieurs années, le travail des locataires, souvent dans un rapport de force, a obligé les bailleurs à faire des efforts comme l’a montré le combat exemplaire des locataires du quartier Pays de France sur la question de l’eau chaude et du chauffage.


La Ville comme la Car doivent mettre en place un lieu de rencontres et de dialogue en amont des problèmes sans attendre des situations de crise. Nous pensons que le rôle de la Collectivité n’est pas de remplacer les associations de locataires ou les bailleurs mais de mettre en place les outils de prévention et de conciliation pour que cela fonctionne mieux entre locataires et bailleurs dans une commune où 45 % des logements sont des HLM ou des ILM.


La commune qui garantit les emprunts des bailleurs HLM privés comme publics, doit travailler avec eux en amont des projets pour que cela corresponde à la politique de logement de la Collectivité, que ce soit pour le type de logement et leur localisation.


Nous devons garantir le parcours résidentiel de chacun des habitants de notre territoire.


En conclusion, dans la seule région de France qui perd des habitants, il est important que sa capitale régionale se développe et cela ne peut passer que par une politique du logement ambitieuse. Une politique du logement globale sur l’ensemble du Pays rémois mais aussi pour l’ensemble des populations. Nous savons que le TGV va apporter des nouvelles populations sur notre territoire et cela ne doit pas se faire au détriment des Rémoises et des Rémois en difficulté.