25.09.2007

Halles du Boulingrin: parité du financement

Intervention de Jacques MEYER lors du Conseil municipal du lundi 24 septembre 2007

Monsieur le Maire,

Nous nous félicitons de cette délibération qui prouve que le dossier de la restauration des Halles avance, même si c'est avec une lenteur exemplaire. En effet, la convention entre l'Etat et la Région date du 29 mai 1996, soit il y a un peu plus de 11 ans !

Par ailleurs, et c'est l'objet de mon intervention, cette convention (de 1996) prévoit que les deux partenaires, l'Etat et la Région, s'engagent à financer à parité la rénovation des Halles.

La parité, nous y sommes tous attachés, pas seulement pour les élections, mais aussi sur le plan financier.

Or, la délibération précise que l'Etat apportera 232 000 € et la Ville 506 000 €.

Où est la parité ?

28.06.2007

Restauration des Halles : soulagement, regret, inquiétudes...

d7be66bb6b8778aec1d983ff0bec6bb4.jpgIntervention de Serge PUGEAULT lors du Conseil Municipal du lundi 25 juin 2007

 

 

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Vous nous proposez d’approuver l’avant-projet de restauration des halles élaboré par l’architecte des monuments historiques, projet qui nous a été dernièrement présenté en Commission générale. Cette délibération ne peut que provoquer une appréciation très mitigée, mêlant soulagement, regret,  inquiétudes.

 

Un soulagement, parce que les halles sont fermées maintenant depuis plus de 20 ans, et que durant toute cette période le dossier a très peu évolué. Il n’est plus possible aujourd’hui de maintenir en l’état ce bâtiment, catastrophique pour l’image de modernité que notre ville veut acquérir. Si sa restauration devait enfin être entamée chacun ne pourrait que s’en réjouir. Un regret cependant, que nous avons à plusieurs reprises exprimé lors de précédents Conseils. La restauration des halles ne peut être pensée de façon isolée. Le quartier des halles est sans doute le quartier de Reims qui est le plus susceptible de changer dans les années qui viennent. Réfléchir à l’affectation des halles en la déconnectant d’une réflexion plus large sur l’aménagement du quartier est une erreur. Nous pensons nécessaire de lancer un concours d’architecture et d’aménagement urbain pour la zone qui part de la place du Forum jusqu’aux anciens terrains du SERNAM. L’on voit bien qu’à défaut de cette vision d’ensemble, les auteurs de l’avant-projet de restauration ont du mal à définir une affectation du bâtiment complémentaire à celle du marché du samedi. Il n’est pas encore trop tard pour lancer ce concours.  

 

Des inquiétudes enfin. Elles tiennent au financement de l’opération. Notons d’abord qu’en 1996, au moment de la première convention avec l’Etat, les travaux de restauration étaient évalués à 11 200 000 €. Aujourd’hui, dix ans plus tard, ils sont évalués à 30 000 000 €. Autrement dit, la situation est pire encore que pour la construction du stade de Reims : pour un chantier qui n’a pas encore commencé, l’augmentation est déjà de 168 % !! Alors qui va payer ? l’Etat promet de payer la moitié. Mais chacun sait que l’Etat ne tient pas sa parole et qu’il ne respecte pas ses engagements, y compris lorsqu’il les a pris par écrit…C’est particulièrement vrai dans le domaine culturel, notre Collectivité étant bien souvent contrainte de pallier le manquement par l’Etat à ses engagements, s’agissant du fonctionnement de certaines structures culturelles rémoises… Notre Collectivité devra-t-elle supporter seule le coût de la réhabilitation des halles ? Si tel est le cas, ce coût n’est-il pas exorbitant au regard de l’affectation actuellement définie pour les halles, c'est-à-dire celle d’un marché hebdomadaire ?  

 

Réponse de J.L. SCHNEITER : dans l'étude, il y a des propositions et des possibilités d'utiliser les Halles en-dehors des jours de marché et l'Architecte des Bâtiments de France en a tenu compte dans la restructuration. Concernant le financement par l'Etat, on joue la confiance, l'Etat est souverain. Sur l'aménagement général, un comité technique va réfléchir sur l'utilisation de la rénovation du Musée des Beaux-Arts, de l'ESAD et du Boulingrin.

30.11.2006

Halles du Boulingrin : quelle concertation ?

Conseil municipal du 27 novembre 2007

Intervention d’Adeline HAZAN

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

J’interviens sur cette délibération avec une seule observation :

C’est celle de l’absence totale de concertation concernant le projet de réhabilitation des Halles Boulingrin.

Une fois de plus, les élus d’opposition (et probablement aussi de nombreux élus de la majorité) apprennent par la presse ce que fait l’exécutif.

A plusieurs reprises depuis 2001, nous vous avons demandé que soit mises en place des concertations avec les usagers ou futurs usagers d’un équipement municipal ainsi qu'avec les associations. Il semble que ce soit le cas sur ce projet puisque j’ai découvert dans la presse de ce matin que l’un de vos Adjoints a travaillé avec les commerçants du marché sur son devenir. De plus, le même Adjoint annonce qu’il présentera son projet aux membres d’une association et seulement à eux. Concertation avec des associations, très bien, mais en l’occurrence le Conseil municipal n’est même pas informé !!

C’est donc une association qui aura l’exclusivité du projet, avant les élus municipaux, comme lors du dernier projet sur les halles que vous avez présenté au Conseil de quartier avant de le présenter au Conseil municipal. On peut donc constater qu'entre-temps vous avez changé de projet, mais pas de méthode !

Le projet a-t-il été présenté lors d’une commission d’études ? Non !

Lors d’une commission générale ? Non plus !

Dans la démarche de « concertation », vous avez oublié les représentants du peuple démocratiquement élus.

C’est pourquoi, nous vous demandons solennellement de présenter ce projet le plus rapidement possible à l’ensemble du Conseil municipal

Nous voterons évidemment cette délibération car depuis 2001, nous demandons que les travaux commencent rapidement. Mais nous attendons des réponses claires aux questions posées.

 

Réponse de X. ALBERTINI, Adjoint : il est circonspect par cette intervention. On est en phase d'évaluation, c'est le Conseil municipal qui reste souverain, ce n'est pas une affaire de "Bouligrinois et de Boulingrinoises" ! Il s'est fixé un cadre dans la ligne indiquée par Monsieur le Maire. Les Conseils de quartier ont été sollicités pour donner leur avis ainsi que les commerçants qui sont les premiers utilisateurs du marché qui apportent un point de vue technique.