28.02.2008
Plan Local d’Urbanisme
Monsieur le Maire,
Lors du Conseil municipal du 11 septembre 2007, je suis intervenue sur l’adoption du Plan Local d’Urbanisme.
Un Plan Local d’Urbanisme est un document technique qui traduit la vision stratégique du développement urbain, la définition du modèle urbain original des responsables politiques de la Collectivité.
Au travers du débat sur le PLU, c’est d’un débat ou d’une vision du développement de l’agglomération rémoise pour les 10 ou 15 ans à venir dont il devrait s’agir.
Lors du Conseil municipal du 11 septembre dernier, nous avons pu constater que nous n'avions pas les mêmes priorités s’agissant du développement de notre ville.
J’avais alors rappelé que Reims, en tant qu’espace urbanisé, souffre, comme beaucoup d’autres villes, de plusieurs maux dont les principaux sont une crise du logement, un environnement urbain et architectural de qualité limitée, une insuffisante prise en compte des impératifs du développement durable, une division de la ville en segments étanches.
Aujourd’hui malheureusement rien n’a changé depuis ce projet ; j’insisterai seulement sur le premier de ces quatre points car il me semble le plus urgent pour notre ville.
La crise du logement à Reims :
Nous voulons que Reims soit une ville dynamique et attractive, nous voulons que Reims soit le cœur dynamique et performant d’un territoire plus vaste, qui est celui de la Métropole rémoise. Avec l’arrivée du TGV, nous voulons aussi que Reims puisse accueillir des flux de population et d’entreprises venant du bassin parisien.
Pour cela, il faut rendre notre agglomération attractive et il ne peut y avoir attractivité sans résolution de la question du logement.
La priorité qui doit être la nôtre est de permettre à chacun de se loger. Pour ce faire, je crois qu’il faut distinguer les difficultés des habitants qui vivent dans les grands ensembles, comme à Croix-Rouge, Châtillons, Wilson, Epinettes, Orgeval, Europe et celles des « classes moyennes ».
Concernant les difficultés des habitants des quartiers périphériques, il faut rappeler que ces quartiers ont souvent été conçus entre 1950 et 1970 dans le cadre d’une urbanisation qui a montré ses limites, avec un vieillissement rapide du bâti et que l’on est arrivé à une véritable crise de ces espaces urbains.
Je suis aujourd’hui convaincue que cette politique qui consiste à démolir pour reconstruire différemment, n’est pas la bonne réponse aux problèmes de nos quartiers.
Ce qu’il faut, c’est rénover les logements des habitants des quartiers, y introduire des commerces, de l’activité, de l’espace public aménagé, des équipements collectifs…
Aujourd’hui, nous devons passer au stade de la qualité et penser ces quartiers comme un tout.
Difficultés donc pour les habitants des quartiers mais difficultés aussi pour les « classes moyennes » d’accéder à la propriété.
La seule possibilité pour eux est donc de s’éloigner le plus possible de la ville pour aller peupler les zones pavillonnaires qui se développent en périphérie de tous les villages dans un rayon de 40 km autour de Reims.
Les conséquences de ce mouvement sont totalement nuisibles. D’abord pour Reims qui perd régulièrement des habitants, souvent les plus jeunes et les plus dynamiques ; nuisible ensuite pour l’environnement et la qualité de vie : pour ces personnes contraintes de vivre loin de Reims, mais qui y travaillent, la voiture, voire deux voitures par ménage, est obligatoire et ils restent néanmoins coupés des équipements culturels, éducatifs et commerciaux.
Le projet n'ayant pas changé sur le fond et en particulier sur cette question depuis son adoption en septembre dernier, nous voterons contre ce PLU.
Adeline HAZAN
10:39 Publié dans Logement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2008
Opération de Renouvellement Urbain
Intervention de Eric QUENARD lors de la séance du Conseil Municipal du lundi 28 janvier 2008
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
La présente délibération concerne les opérations de renouvellement urbain sur les quartiers Wilson, Croix-Rouge, Orgeval et Les Epinettes.
Si nous souscrivons aux objectifs d’amélioration de l’habitat et de mixité sociale dans ces quartiers, nous ne voterons pas cette délibération pour trois raisons.
1- Pour une raison de méthode d’abord
Monsieur le Maire, vous avez reconnu il y a encore quelques jours lors de la dernière réunion des Conseils de Quartier, que vous auriez peut-être dû sur certains dossiers consulter davantage les habitants. Je crois que la rénovation des quartiers est un sujet sur lequel effectivement la consultation des habitants aurait dû être engagée. Les Conseils de Quartier n’ont même jamais eu la possibilité de s’exprimer ni de faire remonter la moindre observation sur ces programmes. Or j’ai la conviction que pour qu’un projet soit accepté par la population, il faut qu’elle y soit associée.
2- Pour une raison de contenu ensuite
Nous avons eu l’occasion à plusieurs reprises dans cette Assemblée, de faire part de nos inquiétudes quant aux orientations de ces projets. A titre d’exemple, nous rappelons notre souhait de voir appliquée la règle 1 logement très social détruit, 1 logement très social reconstruit. Principe retenu d’ailleurs par ATD Quart-Monde lors de la journée du refus de la misère. Or malheureusement ce principe n’a pas été inscrit dans ces projets, ce que je regrette.
3- Pour une raison de financement enfin
Les sommes mobilisées sont considérables. Toutefois, je redoute que l’Etat ne respecte pas sa parole. Si je dis cela, ce n’est pas par volonté de polémique politicienne mais parce que les crédits de l’Etat consacrés à ces opérations sont en diminution de 40 % dans le budget 2008. Cette loi de finances a pourtant été votée par les parlementaires rémois.
Pour ces trois raisons, nous ne voterons pas cette délibération.
09:30 Publié dans Logement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.11.2007
Garanties d’emprunt - Eau chaude - Hippodrome
Intervention de
Eric QUÉNARD lors du Conseil municipal du lundi 26 novembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Les présentes délibérations concernent les garanties d’emprunt accordées par la Ville. A l’instar des votes lors des derniers Conseils, nous nous abstiendrons sur ces délibérations faute d’avoir une vision plus globale de la politique en matière de logement.
Mais je voudrais saisir l’occasion de ces garanties d’emprunt pour aborder deux sujets qui touchent à la question du logement et qui ne doivent pas laisser notre Collectivité insensible.
Je veux parler de la question de l’aménagement urbain de l’actuel hippodrome et le récent problème de chauffage et d’eau chaude sur le quartier Pays de France.
1- S’agissant de l’aménagement urbain de l’hippodrome, vous m’avez sollicité Monsieur le Maire, il y a quelques semaines pour participer à un jury de sélection du projet.
J’ai été sensible à votre proposition mais je l’ai refusée pour deux raisons : une de forme, l’absence de consultation des habitants et du Conseil de quartier sur ce projet, et une de fond, la construction de 900 nouveaux logements.
Comme je sais qu’une réunion de ce jury doit avoir lieu prochainement, pouvez-vous éclairer notre Assemblée sur la position que vous allez défendre sur ce projet étant donné qu’il n’a jamais fait l’objet du moindre débat au sein de cette enceinte ?
2- Le deuxième sujet que je souhaitais aborder touche davantage au quotidien de nos concitoyens et en particulier à celui des locataires du quartier Pays de France.
Pendant plus d’un mois, plusieurs centaines de locataires ont été privés d’eau chaude et de chauffage en raison de travaux que la SOCCRAM effectuait sur une sous-station. Aujourd’hui, l’organisme logeur et cette société se renvoient la responsabilité de ces désagréments.
Pourtant, ce sont bien les locataires les premiers lésés dans cette affaire car ils n’ont pas eu de chauffage et d’eau chaude pendant un mois alors que les charges liées à la fourniture de ces prestations ont bien été prélevées.
Comme je vous l’ai demandé dans un récent courrier, pour lequel je n’ai à ce jour aucune réponse, je souhaite que ces locataires soient remboursés des charges indûment versées.
Notre ville, qui a un contrat avec la SOCCRAM, ne peut se contenter de rester spectatrice de cette situation dont les locataires sont otages. Personne dans cette Assemblée n’accepterait d’être privé d’eau chaude et de chauffage pendant 1 mois et d’avoir à payer un service dont il aurait été privé. J’attends donc que vous preniez une initiative en réunissant les différents acteurs que sont la SOCCRAM, le Foyer Rémois et l’association des locataires de Pays de France pour qu’une solution soit trouvée au plus vite.
Merci de votre attention.
Réponse de J.L. SCHNEITER : il veut voir la SOCCRAM et le propriétaire des logements (Foyer Rémois) pour comprendre. Il verra les locataires ensuite.
Pour l'hippodrome, le Maire informe qu'il y a eu une réunion le matin même du Conseil et qu'une autre aura lieu le lendemain. Il faut étudier toutes les propositions d'urbanisme, de délai, financières, d'espaces verts… Il y aura ensuite une information du Conseil municipal avant toute décision. Quoi qu'il en soit, il ne passera pas en force sur ce dossier.
10:38 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Thermographie
Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil municipal du lundi 26 novembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Du 23 au 26 janvier 2007, un hélicoptère a survolé notre ville afin de réaliser un diagnostique complet des déperditions d’énergie de l’habitat ainsi que des réseaux de chaleur, mais aussi pour sensibiliser nos concitoyens à la maîtrise de l’énergie et à la réduction des gaz à effet de serre.
Nous avons soutenu cette initiative de la Jeune Chambre Economique dont je rappelle qu'elle a coûté 185 000 €
Je voudrais savoir si nos concitoyens ont été informés des résultats de cette opération et si des solutions ont été proposées afin de résoudre les défaillances constatées dans les constructions.
Monsieur le Maire, Chers Collègues, je vous remercie de votre attention.
Réponse de J.L. SCHNEITER : un point info thermographique sera fait par la CAR. C'est prévu au budget 2008 de la CAR qui sera voté avant les élections.
09:40 Publié dans Environnement, Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2007
Ilot Jardelle
Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil municipal du lundi 26 novembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Dans cette délibération nous vendons un terrain situé rue Paul Vaillant Couturier à l’organisme logeur Reims Habitat.
Vous avez sûrement remarqué que ce terrain se situe à proximité de l’îlot Jardelle qui mérite de notre part ainsi que de Reims Habitat une très grande attention.
Je vous demande si cette vente est liée à une rénovation de cet ilot et dans quelles conditions cela est envisagé. Nous savons qu'un projet existe, il n'a jamais été présenté ni aux habitants du quartier, ni en Conseil de Quartier.
Monsieur le Maire, Chers Collègues, je vous remercie de votre attention.
Réponse de L. MALASSAGNE, Adjointe au logement : un projet d'habitations est en cours d'étude qui fait partie d'une restructuration de l'ensemble du quartier. On ne peut pas encore présenter quoi que ce soit.
11:53 Publié dans Logement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2007
Le renouvellement urbain à Croix-Rouge
Intervention d’Eric QUENARD lors du conseil municipal du lundi 22 octobre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,Permettez-moi de revenir un instant sur ce qui participe d’une certaine manière à la cohésion sociale, je veux parler du programme de renouvellement urbain de notre ville.
Je crois savoir que le projet ANRU 2008-2011 de Reims doit être validé cette semaine puis signé à Paris au début du mois de novembre prochain.
Or, si j’aborde ce sujet, c’est que la partie concernant le quartier Croix-Rouge et plus particulièrement le secteur Eisenhower est aujourd’hui contestée, au moins sur deux points, par de nombreux habitants à en juger par le nombre de signataires d’une récente pétition. Ces derniers s’inquiètent notamment de la création en lieu et place d’espaces verts et d’immeubles, d’une nouvelle voirie et la suppression de deux aires de parkings gratuits limitrophes à l’école Gilberte et Jean Droit.
Compte tenu de ces inquiétudes qui me semblent légitimes, je vous demande si vous avez l’intention, Monsieur le Maire, de consulter préalablement à la signature du projet ANRU 2008-2011, votre Assemblée, le Conseil de Quartier, mais aussi les habitants concernés.
La consultation et la concertation me paraissent indispensables sur ce type de projet si l’on veut obtenir une adhésion de la population.
11:06 Publié dans Logement, Urbanisme, Voirie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.09.2007
Garanties d’emprunt et projet d’aménagement du site de l’hippodrome
Intervention d’Eric QUENARD lors du Conseil municipal du lundi 24 septembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Les présentes délibérations concernent les garanties d’emprunt de laVville pour des constructions de logements ou des achats de terrain. Je voudrais donc revenir quelques instants sur la politique de garanties d’emprunt de notre ville et sur un projet urbain en particulier, à savoir l’aménagement du site de l’hippodrome.
1/ La politique de garanties d’emprunt de notre ville
Elle se poursuit invariablement depuis de nombreuses années sans que notre Collectivité ne donne le sentiment de vouloir opposer à ces garanties d’emprunt la moindre contrepartie.
Or au fil des années, la situation a changé. La question du logement est devenue pour beaucoup de nos concitoyens une priorité parce qu’elle a pris une part de plus en plus importante dans le budget des familles avec l’augmentation des loyers et des charges locatives.
C’est pourquoi, je crois que nous devrions envisager de construire une nouvelle relation avec les organismes logeurs de notre ville ; établir un nouveau contrat qui prenne en compte les attentes de la Ville en matière de politique de l’habitat et les exigences qu’elle pourrait formuler. Et la Ville doit avoir des exigences dans sa politique d’aménagement urbain comme d’ailleurs elle doit être sensible à la situation des Rémois locataires. La garantie d’emprunt doit donc être un outil au service de la politique de logement de la Ville.
2/ Le deuxième sujet que je tenais à évoquer, c’est l’aménagement urbain du site de l’hippodrome avec la construction de logements
Je veux vous redire que ce dossier me paraît, Monsieur le Maire, bien mal engagé.
Il est bien mal engagé parce que, contrairement à l’idée selon laquelle une large concertation serait mise en place, j’ai appris fortuitement qu’une consultation de promoteurs privés avait déjà été lancée et qu’initialement les offres d’achat devaient être déposées pour le 25 septembre. J’ai cru comprendre que ce délai pourrait être prolongé d’un mois supplémentaire. Je m’interroge d’ailleurs sur le fait qu’aucun des bailleurs sociaux de la ville n’ait été sollicité sur un projet d’une telle ampleur.
Il est bien mal engagé parce que l’on a le sentiment que tout se précipite. Or un projet d’aménagement de cette ampleur nécessite de prendre son temps. Je rappelle que la Société des Courses de Reims à une convention lui permettant de louer l’hippodrome jusqu’en 2010.
Il ne vous a pas échappé que les élections municipales auront lieu en mars 2008. Aussi, ne croyez-vous pas qu’il serait plus sage de différer ce projet et d’attendre le résultat de ces élections au lieu de tout figer dès à présent.
Je vous remercie de votre attention.
Réponse de J.L. SCHNEITER : Concernant l'hippodrome, il y a en effet, un calendrier des élections municipales ! Nous voulons avoir un avis pour savoir ce que cela peut coûter. Nous avons "rendu" un mois de délai à la demande d'un architecte pour aller au bout de la réflexion. Aucune décision n'est prise en quoi que ce soit, rien n'est ficelé. Nous aurons un certain nombre de propositions, cela restera très ouvert. Aucune décision ne sera prise avant les élections municipales.
NB : les élu-e-s de l'Intergroupe PS-Verts-Divers Gauche se sont abstenus sur cette délibération
12:32 Publié dans Logement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Chauffage urbain du quartier Croix-Rouge
Intervention d’Eric QUÉNARD lors du Conseil municipal du lundi 24 septembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
La présente délibération concerne la délégation de service public du chauffage urbain du quartier Croix-Rouge.
Vous savez que cette question du chauffage urbain est une préoccupation majeure pour les organismes logeurs mais aussi et surtout pour les locataires qui s’acquittent des charges locatives.
Nous avons à plusieurs reprises émis des doutes sur l’entretien incombant à la SOCCRAM sur la partie primaire du réseau de chauffage. D’ailleurs, une procédure est toujours en cours devant la justice.
En conséquence, nous nous abstiendrons sur cette délibération.
11:57 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2007
Projet d’aménagement sur l’emplacement de l’hippodrome
Intervention de Eric QUENARD lors du Conseil municipal du lundi 4 juin 2004
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Permettez-moi de profiter de cette délibération sur la société hippique pour revenir sur la question de l’aménagement de l’hippodrome.
Il y a quelques semaines, la veille du dernier Conseil municipal, vous aviez souhaité organiser une commission générale à l’occasion de laquelle une étude sur l’aménagement de l’hippodrome de Reims a été présentée.
Aujourd’hui, je veux me faire l’écho de l’inquiétude grandissante des habitants de Croix-Rouge sur ce dossier dont ils ne maîtrisent pas tous les éléments. Beaucoup s’interrogent sur cette étude qui prévoit tout de même la construction de 900 nouveaux logements. Je partage leurs inquiétudes.
Face à cette situation et pour couper court aux rumeurs les plus folles, je crois qu’il serait judicieux
- d’abord de rassurer la population sur ce qui n’est qu’une étude,
- et ensuite de vous engager clairement à consulter les habitants sur ce projet.
Les rassurer d’abord car l’idée de construire 900 logements les inquiète légitimement. Dans un quartier très dense de notre ville, il serait bon que vous annonciez que telle n’est pas votre volonté.
Les consulter ensuite car un tel projet ne saurait se faire sans une concertation et une consultation élargie des habitants.
Si l’on souhaite obtenir l’adhésion du plus grand nombre et lever toutes les inquiétudes, c’est un préalable indispensable.
Réponse de J.L. SCHNEITER : il a prévu de rencontrer la population en réunion publique mais après les élections pour ne pas polluer le débat. S'il faut de l'argent pour déplacer l'hippodrome, ce doit être à la charge des professionnels et de la collectivité. L'idée est qu'actuellement, ces hectares ne profitent pas à la population. Il y a de la demande pour faire un parc public ouvert sur Croix-Rouge avec des logements, ce qui permet de financer un hippodrome. Le parc public sera plus grand que St John Perse (plus de 8 ha). Cette idée ne sera pas imposée, elle va être discutée. Ce ne sera pas un référendum mais une consultation
11:47 Publié dans Environnement, Logement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Garanties d'emprunt par la Ville
Intervention de Eric QUENARD lors du Conseil municipal du lundi 4 juin 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Les présentes délibérations concernent les garanties d’emprunt que la Ville de Reims accorde dans le cadre de sa politique de logement.
Je voudrais profiter de ces délibérations pour faire une observation générale sur la politique du logement à Reims et sur les garanties d’emprunt qui accompagnent cette politique.
La situation du logement à Reims comme en France est de plus en plus difficile pour les plus modestes de nos contribuables et pour nombre de classes moyennes. Le logement est devenu trop cher ou totalement inaccessible.
On construit plus. C’est un fait. A Reims également avec plus de 1.000 logements à l’année.
Toutefois, nous devons nous interroger sur les types de logements que l’on construit. Ainsi en France, 85 % des constructions nouvelles réalisées en 2005 ne sont pas accessibles à 75 % des ménages du fait de loyers trop élevés.
A Reims, certains logements du quartier Wilson qui présentaient la caractéristique d’être les seuls appartements rémois permettant à des familles très modestes d’accéder au parc locatif, ont été détruits sans pour autant être remplacés.
Vous allez sans doute me répondre qu’à Reims nous avons plus de 40 % de logements aidés. C’est un fait, mais si notre ville reste une des villes de France où la proportion de logements aidés est une des plus importantes, il faut également signaler que le nombre de personnes qui règlent un surloyer est également en progression. Plus les surloyers augmentent et moins la fluidité du parcours locatif est assurée.
Nous devons donc promouvoir une politique du logement équilibré, une politique qui prenne à la fois en compte la nécessité d’accueillir de nouveaux habitants, notamment ceux qui arriveront avec l’arrivée du TGV, tout en permettant de développer encore le logement aidé.
C’est pour cette raison, Monsieur le Maire, que pour apprécier au mieux l’opportunité de toutes ces garanties d’emprunt, je vous avais demandé lors du dernier Conseil Municipal de nous fournir un état des lieux complet des types de logements détruits et reconstruits sur notre ville depuis mars 2001. Ce n’est qu’en disposant de cet état des lieux que nous pourrons juger de la pertinence de nos garanties d’emprunt. Je vous renouvelle donc ce jour cette demande.
En conséquence, nous nous abstiendrons sur les délibérations 259, 260, 261 et 263.
Réponse de L. MALASSAGNE, Adjointe en charge du logement : les démolitions sont toujours pénibles mais c'est l'état des logements qui le voulait. Il était utile de faire en sorte d'avoir 50 % de personnes qui restent et 50 % qui se logent ailleurs. C'est comme cela aussi qu'on obtient une fluidité du parcours locatif.
J.L. SCHNEITER : le problème, c'est le prix du foncier. Une des solutions consiste à sortir de l'agglomération, non pas pour faire sortir les plus défavorisés, mais pour permettre aux autres de trouver des logements dans le périmètre du SCOT. Le gouvernement va apporter la preuve de sa capacité à aider ceux qui ne peuvent pas s'en sortir.
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