28.11.2007
Municipalisation d'une Maison de Quartier
Intervention de Mireille WOJNAROWSKI lors du Conseil municipal du lundi 26 novembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Lors d'un des derniers Conseils, vous et votre adjoint avez parlé de la Maison de Quartier Chemin Vert et vous nous avez expliqué qu'un projet nous serait bientôt présenté, ainsi qu'à la population.
Aujourd'hui, au détour de cette délibération, nous avons appris la création d'un poste au sein de notre Collectivité pour la gestion de la Maison de Quartier Chemin Vert.
Une fois de plus, la concertation et l'information ne passent pas par le Conseil municipal. Les élus sont oubliés et une fois de plus, vous considérez les représentants des Rémoises et des Rémois comme quantité négligeable ! Et je ne parle pas de la population car les Conseils de Quartier supprimés, pas d'information aux usagers et aux voisins de la Maison Commune du Chemin Vert !
De plus, à quelques semaines d'un changement d'équipe municipale, vous décidez seul de la municipalisation d'une Maison de Quartier. Quel message en direction des usagers et salarié-e-s des autres Maisons de Quartiers ?
C'est la première d'une longue série de municipalisations !
C'est l'exception qui confirme la règle !
C'est un test dont le résultat sera géré par les suivants !
Monsieur le Maire, il est complètement anormal qu'une décision comme celle de la municipalisation d'une Maison de Quartier soit prise à la sauvette et sans aucun concertation et ni information.
Je vous demande ici de vous expliquer !!
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25.09.2007
Maisons de Quartier: quel bilan, quel avenir ?
Intervention d’Adeline HAZAN lors du Conseil municipal du lundi 24 septembre 2007
Dans cette délibération, vous nous proposez le 17ème avenant de la convention cadre avec l’Association des Maisons de Quartier de Reims. Cette délibération nous pose de nombreuses questions sur l’avenir des Maisons de Quartier mais auparavant sur le bilan de la fusion que vous et votre équipe avez décidée.
1) Sur le bilan de cette fusion :
Je rappellerai tout d’abord que la fusion des Centre Sociaux et des Maisons des Jeunes et de la Culture a été décidée par votre majorité, qu’elle était guidée par un choix de rationalisation financière et qu’à l’époque, nous, élus de la gauche, tout en étant évidemment favorables à une utilisation plus efficace de l’argent public, nous avions exprimé beaucoup d’inquiétudes et avions insisté sur la nécessité de sauvegarde d’une vie associative et démocratique. Ceci nous avait été refusé, mais surtout refusé aux militants de l’Education Populaire engagés depuis longtemps dans les MJC.
A l’époque de cette fusion, vous promettiez un meilleur service à la population pour une participation de la commune équivalente. Aujourd’hui, la participation de la commune augmente chaque année, 4,7 M€ au 31 décembre 2006, 4,9 M€ en 24 septembre 2007. Et ce sans que les services n’évoluent particulièrement et en outre avec l’inquiétude récurrente que des Maisons vont disparaître.
2) Précisément sur l’avenir des Maisons de Quartier :
Je rappelle qu’en avril dernier, vous avez décidé de faire appel à un cabinet de consultants afin d’étudier la situation financière et organisationnelle des Maisons de Quartier. Le rapport de ce cabinet présentait une situation alarmante, à savoir un déficit chronique de 100 000 € pour les prochaines années. Déficit qui ne semblait pouvoir être assumé que par la Collectivité au vu du désengagement de la CAF. La délibération de ce jour le prouve une fois de plus. La CAF n’est plus un partenaire équivalent à la ville pour les Maisons de Quartier
Le second volet de l’étude sur la situation des Maisons de Quartier portait sur les questions organisationnelles. En notre qualité d’élus de la ville, nous n’avons pas eu communication du rapport alors que c'est notre Collectivité qui l’a financé. Nous vous en faisons à nouveau expressément la demande.
A partir des échos que nous en avons, comme d'ailleurs les usagers et les salariés des Maisons de Quartier, on peut craindre la fermeture de 4 à 5 Maisons de Quartier dans les prochains mois : Maison-Blanche, Claudel, Verrerie, mais aussi l’espace la Nacelle...
Or nous attendons une position claire de notre Collectivité qui ne peut se résumer à un « c’est à l’association de gestion de faire des choix ».
C’est pourquoi, une fois de plus je vous demande, solennellement, Monsieur le Maire, des réponses claires et des engagements sur le devenir des Maisons de Quartier.
Réponse de F. NOËL, Adjoint : il y a des difficultés financières mais surtout des difficultés organisationnelles. C'est l'association de gestion qui a fait réaliser les audits. Le rapport organisationnel a été présenté comme un projet au conseil d'administration de l'association de gestion. Aucune décision n'est prise concernant des fermetures. L'association de gestion devrait faire des propositions lors du Conseil d'Administration de novembre. Il faut réformer le fonctionnement de ces équipements mais il n'est pas impossible que certains soient obsolètes.
Intervention de J.L. SCHNEITER : nous avons à regarder les choses cas par cas. Le problème majeur, c'est le problème de la Maison Commune du Chemin Vert que la Ville doit reprendre en gestion directe. C'est à l'association de gestion à prendre ses responsabilités.
Intervention de Jacques MEYER : l'audit a été financé par la ville. Monsieur le maire vous avez reçu le rapport et vous refusez de le donner au Conseil. Les Conseillers doivent tous être au même niveau d'information pour pouvoir voter en connaissance de cause.
Réponse de J.L. SCHNEITER : c'est un document de travail qui n'est pas la propriété de la Ville mais qui appartient à l'association. Vous pouvez demander à l'association de vous le communiquer !
12:24 Publié dans Maisons de Quartier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.04.2007
Maisons de Quartier : quel avenir ?
Intervention d’Eric QUÉNARD lors du Conseil municipal du jeudi 29 mars 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
La présente délibération concerne les Maisons de Quartier et je souhaite attirer tout particulièrement votre attention sur la mission confiée à un cabinet de consultant pour 26 312 €
Les conclusions de cette mission sont aujourd’hui connues et je m’étonne qu’elles n’aient pas encore été transmises aux élus-es de notre Assemblée.
Ces conclusions corroborent l’inquiétude que j’avais exprimée ici même à plusieurs reprises, et les craintes des salariés et des usagers des Maisons de Quartier. Je sais que cette préoccupation est partagée par l’ensemble de notre Assemblée mais le temps presse et des initiatives doivent être prises par la Ville.
Pourquoi ?
Parce que si nous ne faisons rien, le déficit de l’Association des Maisons de Quartier va se creuser. Vous le savez. Je rappellerai simplement quelques chiffres, pour illustrer mes propos, qui sont d’ailleurs extraits des conclusions de la mission d’étude relative à l’Association des Maisons de Quartier : « Estimé à 194 880 € en prévisionnel 2007, le déficit atteindrait 500 000 € en 2010 à périmètre constant soit une progression annuelle de 100 000 € sur la base d’une politique de revalorisation salariale de rigueur et d’une anticipation de croissance des produits restant à être confirmée ».
La progression rapide des déséquilibres (100 000 € par an en moyenne) ne permettra donc pas à l’association de faire face à cet accroissement de charges sans explorer plusieurs pistes de retour à l’équilibre, d’autant que les simulations ont été réalisées « à projet associatif constant », signifiant que les projets et les dynamiques de développement de l’association n’ont pas été chiffrées ni intégrées dans les coûts projetés.
Ce débat, je crois que nous devons l’avoir au sein de cette Assemblée, devant les Rémois et non dans la discrétion de réunions car les salariés et les usagers ont droit à la transparence. Je souhaite personnellement qu’ils y soient associés.
Réponse de J.L. SCHNEITER : la mission du cabinet n'est pas terminée. Il a maintenant la mission de proposition organisationnelle. Nous aurons un débat en interne au sein du conseil municipal. Nous verrons comment le personnel pourra y être associé.
11:13 Publié dans Maisons de Quartier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2007
Avenir de la Maison de Quartier Chemin Vert
lors du Conseil municipal du lundi 19 février 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
En préambule de ce conseil, je souhaiterais revenir sur la situation de la Maison de Quartier Chemin-Vert. Je suis attaché à ce dossier pour lequel j’ai déjà eu l’occasion d’intervenir dans cette Assemblée les 27 novembre puis 18 décembre derniers.
J’ai appris en tant que Conseiller municipal par la presse qu’une réunion publique s’est tenue mercredi dernier à l’occasion de laquelle la Ville a annoncé que la Maison de Quartier fermait, et qu’elle reprenait la gestion de l’équipement.
Je dois vous dire ma gêne quant à la méthode employée.
Vous me direz, il y avait urgence à agir. Je le conçois puisque je l’avais moi-même indiqué lors de ces conseils précédents.
Mais pourquoi ni la Commission jeunesse, ni le Conseil municipal, encore moins le Conseil de quartier n’ont-ils été informés de la fermeture de la Maison de quartier et de la reprise des activités par la Ville directement.
Je dénonce par conséquent la forme, mais je m’interroge également sur le fond.
- Faut-il voir dans cette décision le premier grand avatar du projet des Maisons de Quartier. Je le crains !
- Faut-il voir dans cette municipalisation dictée par le désengagement de la CAF, le début d’un mouvement de fond pour les autres Maisons de quartier ?
Je ne doute pas que vous aurez à cœur d’apporter à cette Assemblée les éclairages indispensables quant à la politique municipale sur ce dossier.
Réponse de J.L. Schneiter : parfois, il faut savoir prendre des décisions et faire des déclarations lorsque les circonstances l'imposent. Il ne laissera pas tomber la Maison de quartier du Chemin Vert, le contrat sera repris en janvier 2008. C'est le désengagement de la CAF qui fait que nous en sommes là. On trouvera une solution avant le 31 décembre.
09:24 Publié dans Culture, Maisons de Quartier, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2006
Contrat Enfance Jeunesse
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Eric QUÉNARD
Monsieur le Maire, Cher(e)s Collègues,
A l’occasion de cette délibération sur le Contrat Enfance Jeunesse, je souhaiterais attirer l’attention de notre Assemblée sur trois motifs d’inquiétude qui sont en lien avec l’enfance et la jeunesse.
- Le premier concerne le contrat enfance en tant que tel.
En effet, je m’inquiète de la baisse significative du taux de participation de la CAF aux actions menées dans le cadre des contrats enfance. Ce taux passera de 65 % en moyenne à 55 %.
Ces contrats ont traversé plusieurs alternances gouvernementales sans avoir été revus à la baisse. Le socle contractuel était pérenne, ce qui permettait une mise en œuvre de projets de qualité. Ces contrats ont d’ailleurs permis de nombreuses créations de crèches.
Par ailleurs, l’exclusion des critères qualitatifs de ces nouveaux contrats qui se substituent aux contrats enfance pénalisera surtout les familles en difficulté.
Ainsi les difficultés financières encourues, malgré le plafonnement de la baisse des crédits à 3 % par an et un recentrage sur des éléments quantitatifs, comme un taux d’occupation de 70 % minimum, inquiètent de nombreux élus de grandes villes.
- Le second motif d’inquiétude dont je souhaitais vous faire part et qui est une illustration du désengagement de la CAF, c’est l’avenir de la Maison de quartier du Chemin Vert.
La CAF a décidé dans le courant de la semaine dernière de ne pas renouveler son agrément à la Maison de quartier du Chemin Vert. Ce désengagement risque de mettre en péril les actions menées par la structure et plus globalement son existence même. Il convient de rappeler qu’à ce jour, l’aide de la CAF s’élève à un peu pus de 80 000 €. Aussi cette situation appelle une question précise : quelles sont les intentions de la ville sur ce dossier ?
- Le troisième et dernier motif d’inquiétude concerne la jeunesse
Il y a quelques mois, je m’étais fait l’écho au sein de notre Assemblée d’une réunion nocturne dans une arrière-salle d’un local de Croix-Rouge avec le Sous-Préfet, la Ministre Catherine VAUTRIN et des jeunes de ce quartier.
Suite à cette réunion, d’autres rencontres ont été organisées auxquelles la Ville a participé. A l’occasion de l’une d’entre elles, les services de l’Etat ont pris des engagements très précis en direction de ces jeunes, notamment l’ouverture d’un local pour le mois de septembre sur le secteur Pays de France, au mépris d’ailleurs du travail réalisé par les acteurs du quartier.
Je ne reviendrai pas sur ce que j’avais indiqué à l’époque et qui avait fait consensus dans notre Assemblée mais je souhaite ici insister sur les dégâts collatéraux de cette situation.
Dans son annonce, l’Etat avait simplement oublié de préciser que l’aménagement du local envisagé nécessitait le dépôt d’un permis de construire (donc un délai à respecter), mais surtout qui paierait la facture des travaux et les loyers du nouveau local…
Le résultat de cette improvisation est malheureusement connue, cet engagement pris sans la moindre concertation avec les partenaires que sont les Collectivités locales, le bailleur, n’est toujours pas entré dans la phase de réalisation six mois plus tard.
La frustration des jeunes n’a jamais été aussi importante. Il faut dire que c’est l’histoire qui se répète sur Pays de France. Il y a une quinzaine d’année déjà, l’engagement pour la construction d’un local avait été pris, les plans dessinés avec les jeunes, mais le financement jamais assuré.
Réponse de J.L. SCHNEITER : il a rendez-vous en début d'année avec le directeur de la CAF pour essayer de comprendre et pour la Maison commune du chemin Vert, la nouvelle vient d'arriver…
10:11 Publié dans Maisons de Quartier, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2006
Inquiétudes...
Conseil municipal du 27 novembre 2006
Intervention d’Eric QUENARD
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
La présente délibération concerne l’association des Maisons de Quartier de Reims. Je rappelle que cette association a été créée à la suite du rapprochement entre les MJC et les Centres sociaux et que la Ville avec une participation financière de près de 4,7 M€ en 2006 en est le premier financeur.
Lorsque cette idée n’était que projet, vous nous aviez indiqué, Monsieur le Maire, que ce rapprochement serait un plus pour les habitants, que les financements consacrés aux projets seraient maintenus voire renforcés et que donc personne n’avait à le redouter.
Or, aujourd’hui, des questions, voire même des inquiétudes, se font jour. En sa qualité de premier financeur et artisan de ce rapprochement, les réponses de la Ville sont attendues.
Ces inquiétudes sont de trois ordres. Elles concernent le financement des Maisons de quartiers, les personnels et les habitants.
- S’agissant du financement, et en raison du désengagement financier de la CAF, certains s’interrogent sur le maintien des structures dans leur configuration actuelle. Pouvez-vous nous dire quelles sont vos intentions ?
- Ma seconde interrogation découle de la première. Face à cette situation difficile, les personnels s’interrogent quant à leur avenir. Il se murmure même qu’un plan social serait en préparation. Pouvez-vous nous rassurer sur ce point ?
- Enfin, le projet des Maisons de Quartier prévoyait d’associer les habitants, les associations au sein de Conseils d’orientation. Pouvez-vous nous préciser le nombre de Conseils d’orientation qui ont été créés à ce jour ?
Réponse de F. NOËL, Adjoint :
1) Sur le financement, l'association des Maisons de Quartier vit une période difficile en raison des structures récupérées l'année dernière (MJC Le Flambeau et Croix-Rouge notamment). Elle va diligenter un audit dans les jours qui viennent. La situation n'est pas dramatique mais préoccupante.
2) Concernant les personnels, ne sait pas d'où vient cette rumeur. Il est vrai que le personnel représente 70 % du budget de l'association et que dès qu'il y a des problèmes financiers, on a tendance à vouloir diminuer ce poste. Aujourd'hui, il n'est pas question d'arriver à un plan social.
3) Pour les Conseils d'Orientation, c'est difficile, il y a un manque de bénévoles. Cela se fait petit à petit. Les choses avancent difficilement selon les quartiers mais elles avancent. Nous aurons un bilan à la fin de l'année qui sera la première année pleine de fonctionnement.
10:00 Publié dans Maisons de Quartier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.05.2006
Maison Commune du Chemin Vert : fermera, fermera pas ?
Intervention d’Adeline HAZAN lors du Conseil municipal du lundi 29 mai 2006
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Cette délibération a pour objet de signer un avenant avec l’Association de Gestion des Maisons de Quartier de Reims pour financer ses équipements.
Je me saisis de cette délibération pour m’inquiéter de l’annonce de la fermeture prochaine d’un des premiers Centres sociaux de France, notamment dans l’Union la semaine dernière, en l’occurrence de la Maison Commune du Chemin Vert.
La politique du gouvernement et celle de la CNAF vont avoir raison de l'un des symboles de l’histoire sociale de notre ville. Dans la presse, il y a peu, votre Adjoint regrettait la vision mathématique et comptable du Ministre en charge du dossier qui a retiré l’agrément Centre Social à la Maison Commune.
Mais c’est l’histoire de l’arroseur arrosé car l’intégration à marche forcée des MJC dans le projet des Maisons de Quartier procédait elle aussi de la vision mathématique et comptable de la politique socio-culturelle de votre majorité.
Aujourd’hui, vous voulez maquiller la fermeture de la Maison Commune, lieu de vie ayant des missions dans le domaine social, sanitaire et culturel comme tous les Centres sociaux de France en un projet de création d’un pôle culturel. Mais les services de proximité à la population vont disparaître.
De plus, une fois encore, quelle concertation aura été mise en place avec les habitants du quartier sur le devenir de la Maison Commune ? Aucune, semble-t-il, comme d’habitude dans notre ville. Comme pour la suppression des MJC à Reims, c’est en centre-ville que les décisions sont prises pour les habitants des quartiers.
Monsieur le Maire, je vous demande, au nom de l’ensemble des élus-es de l’Intergroupe, que tout soit mis en place pour que les trois missions d’un Centre social c’est à dire (sanitaire, culturel et social) restent présentes dans la Maison Commune du Chemin Vert et qu’un travail de fond et de concertation soit effectué avec les habitants de ce quartier et leurs associations.
Réponse de Franck Noël, Adjoint : il ne faut pas confondre retrait de l'agrément Centre social et fermeture. La moitié des Maisons de Quartier fonctionne sans agrément Centre social. Le projet doit évidemment se faire en lien avec les habitants du quartier. Nous sommes en train de chercher les solutions pour faire fonctionner la Maison Commune du Chemin Vert avec ou sans la CAF - pour l'instant sans la CAF. Concernant les MJC, sans la vision comptable, elles auraient toutes dû disparaître ! Si nous n'avions pas injecté les fonds nécessaires, elles auraient disparu une à une !
09:40 Publié dans Maisons de Quartier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2006
Maisons de quartier : intégration des salariés
Intervention de Mireille Wojnarowski lors du Conseil municipal du 27 février 2006
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Une nouvelle attribution de subventions à l'Association des Maisons de Quartier dans ce panel de subventions ! Je ne la dénonce pas, j'espère que cette subvention répond aux objectifs poursuivis par les Maisons de Quartier qui ont comme mission d'être des lieux d'Education Populaire financées par la commune. Mon souci est autre, je l'ai déjà exprimé devant cette Assemblée. Il concerne les salariés des Maisons de Quartier. J'y reviens donc.
Lors du dernier Conseil municipal, M. Noël, Adjoint chargé des associations socioculturelles, n'a pas voulu répondre aux questions de mon intervention, prétextant du fait qu'il n'y avait pas "d'éléments précis". Je ne pouvais en donner sans avoir l'approbation des personnes concernées. Aujourd'hui, je viens avec des questions précises et je souhaite que les réponses le soient tout autant.
Depuis le 1er janvier 2006, la MJC Maison Blanche a fusionné dans l'Association des Maisons de Quartier. Les rencontres pour la "pesée" se sont effectuées de manière très différentes : des salariés isolés ont rencontré le Président de l'AMQVR, d'autres la Directrice et certains sont passés en groupe. Deux "pesées" seulement se sont révélées positives !
Y a-t-il de véritables critères de "pesée" ?
Quel est le protocole de transfert ? Y en a-t-il ?
J'ose penser que cela ne s'est pas fait à la tête du client !
Aujourd'hui, les salariés (7 personnes) refusent tous de signer les propositions de contrat. Les présents contrats maintiennent un volume de salaire égal, mais à moyen terme, amènent à une baisse des salaires et à un gel de l'évolution de carrière.
Ils demandent de nouvelles "pesées" et un travail collectif sur leur intégration et l'application pleine et entière de l'article de loi L112.12 sur les fusions. Dans le journal l'Union du 20 février, M. Noël, parlant des animateurs, dit qu'il n'y a pas de changement de convention collective et ce n'est pas le cas : la convention appliquée dans les Maisons de Quartier est celle des Centres sociaux et Foyers de Jeunes Travailleurs et non celle des MJC.
De plus, 2 salariés ont demandé leur intégration à la FRMJC, ce qui a été refusé, alors que dans d'autres quartiers (Wilson, le Flambeau) cela a été possible. Les salariés ont rencontré une déléguée du personnel, se sont adressés à leurs syndicats respectifs et ont déposé un dossier auprès de l'Inspection du Travail.
Il est vrai que l'Association des Maisons de Quartier est l'employeur, mais la Ville en est le premier financeur (80% du budget). Et les propos dans l'Union de l'Adjoint en charge des associations socioculturelles montrent une réelle implication de la Ville dans cette fusion.
Vous vouliez des exemples concrets, les voilà !
Réponse de Franck Noël : il posera la question au prochain conseil d'administration. Il n'a jamais dit qu'il n'y aurait pas de changement de convention collective. Tous les salariés des Maisons de Quartier doivent être sur la convention collective des Centres sociaux, c'est la seule chose possible. Les seuls personnels des MJC qui ne pourraient pas être intégrés dans les Maisons de Quartier sont les comptables. Ces postes n'ont pas la même grille. Ce problème est connu depuis longtemps, ce n'est pas un scoop.
09:55 Publié dans Maisons de Quartier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2006
Maisons de Quartier : la CAF lâche le Maire
Intervention d’Adeline Hazan lors du Conseil municipal du 26 janvier 2006
Monsieur le Maire et Chers Collègues,
Je souhaite aujourd’hui faire un point sur la suppression des MJC dans notre ville et leur remplacement par des Maisons de Quartier. Cette modification importante du paysage socioculturel s'est faite sur les deux dernières années après avoir été présentée ici comme une volonté de votre majorité de faire mieux avec les mêmes moyens.
Aujourd’hui, la CAF suivant les consignes de la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF) et du gouvernement Villepin, s’est vu réduire ses crédits. Les contorsions ministérielles répétées n’y changeront rien : les faits sont là.
Or, à l’époque vous nous aviez pourtant assuré du soutien de la CAF lors des discussions sur l’avenir des structures socioculturelles de Reims.
Ainsi, en réponse à Madame Nicole Lamoureux-Maillet, Franck Noël indiquait en avril 2003: "il y aura toujours des militants et des bénévoles dans les futures maisons de quartier, parce qu'il y aura un projet fort. C'est pour cette raison qu'il y a restructuration. Afin de permettre aux bénévoles de se consacrer à ce projet au lieu de perdre leur temps à la gestion du personnel. Les MJC ne sont financées que par la Ville, si la CAF finance même un peu, c'est toujours ça".
De même, suite à une intervention de ma part, vous me répondiez Monsieur le Maire en novembre 2002, je cite à nouveau : "Reims est la seule ville en France à avoir 25 structures de quartier. Les MJC, nombreuses sur la ville, ont dérivé de leurs objectifs d'Education Populaire, les Maisons de Quartier reviendront aux projets socio-éducatifs avec le soutien de la CAF".
A l’époque, les élus-es de la Gauche s’étaient montrés moins optimistes et plus sceptiques. Nous vous avions demandé de vous entourer de précautions et de prendre toutes les garanties nécessaires auprès de la CAF quant à la pérennité de son engagement.
Quelques années plus tard, où en sommes-nous ? Les promesses initiales ont été oubliées et le désengagement de la CAF se confirme, de sorte que les Rémoises et les Rémois se sentent floués. Tout cela se fait malheureusement au détriment des usagers, puisque l’on abandonne allègrement - dans ce domaine comme dans d’autres - la notion de service de proximité pourtant essentielle à la cohésion sociale.
Une fois encore, on assiste à un désengagement de l’Etat et ce sont les citoyens, en l’occurrence les Rémois qui en sont les victimes.
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26.01.2006
Maison de quartier : reprise des salariés, deux poids deux mesures
Intervention de Mireille WOJNAROWSKI lors du Conseil municipal du 26 janvier 2006
Monsieur le Maire, Chers-es Collègues,
Je souhaite attirer votre attention sur ce qui se passe dans certaines MJC devenues depuis peu des Maisons de Quartier. Afin de garantir l’anonymat du personnel qui est en discussion avec son nouvel employeur, je ne citerai ni de Maison en particulier ni de personnes mais il y a des problèmes de droit du travail et/ou d’engagement de l’association des Maisons de Quartier et de son financeur principal, c'est-à-dire la mairie.
Certains salariés en contrat aidé voient leurs contrats non renouvelés sans explication et ils sont remplacés par d’autres personnes sur les mêmes contrats, les mêmes fonctions et les mêmes missions.
D’autres qui travaillaient depuis longtemps dans leur structure, se voient proposer de nouveaux contrats de travail sans reprise ou avec une reprise partielle de leur ancienneté. Selon les Maisons et les personnes, les propositions sont différentes alors que la transformation des MJC en Maisons de Quartier suit une seule et même logique et l’employeur est unique.
Votre majorité a choisi de faire disparaître les MJC. Vous êtes aujourd’hui responsable de ce qui se passe. Je pense qu’avant que cela n'arrive entre les mains de la justice, vous devez, Monsieur le Maire, vous qui avez tant souhaité ces Maisons de Quartier, intervenir rapidement.
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