01.03.2007
Plan des Déplacements Urbains - PDU
Lettre ouverte à
Jean-Louis SCHNEITER, Maire de REIMS
et Président de la Communauté d'Agglomération
Votre PDU 2007 a les mêmes lacunes
que celui voté en 2001
Monsieur le Maire, Monsieur le Président,
Le 20 février 2007, vous avez décidé d’arrêter la révision du Plan des Déplacements Urbains. Madame Adeline Hazan, seule représentante de l’opposition rémoise a voté contre ce projet et nous la soutenons dans sa démarche.
Nous avons souhaité vous faire parvenir cette lettre afin de vous expliciter ce qui nous semble manquer dans ce PDU revisité.
Peu d’actions. Seulement 20 % des projets prévus dans le PDU 2001 ont été commencés et pas encore achevés.
Pas assez de Parc-Relais. Dans le PDU 2001 et encore aujourd’hui, sont annoncés des parkings relais. Dans le cadre de la première ligne de tramway, seulement deux parkings relais ont été programmés. Nous savons, comme vous, que l’utilisation d’un parc relais est conditionnée par la proximité d’un transport en commun rapide. Avec la réorganisation des bus, il est possible de mettre en place des « km bus » afin de desservir d’autres parkings relais. Nous pensons en priorité à la création d’un parking relais sur la route de Charleville et un autre sur la route de Châlons-en-Champagne.
Nous sommes tous, à un moment, des piétons. Notre ville est dense et c’est une chance pour le développement de la marche à pied. De nombreux quartiers de notre ville sont à moins de vingt minutes à pied du centre-ville. L’aménagement de nombreux carrefours avec une attention particulière pour les franchissements piétons, un élargissement systématique des trottoirs (au détriment, s’il le faut du stationnement), une implantation intelligente du mobilier urbain doivent permettre à un plus grand nombre de nos concitoyens de se déplacer en sécurité à pied.
Le vélo est aussi un moyen de transport. Vous reconnaissez dans le PDU que le réseau cyclable de notre ville n’est ni maillé, ni continu, ni sécurisé mais vous n’annoncez rien de significatif en terme d’aménagements et vous n’envisagez pas d’aider au développement de la pratique (nous pensons ici à la mise en place rapide d’un dispositif de prêt-location de vélos comme à Lyon).
Nous avons choisi de ne développer ici que ces quatre points. Nous avons noté d’autres manques mais nous aurons bientôt l’occasion d’en débattre en séance du Conseil municipal. Serons-nous davantage entendus ?
Dans l'attente, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Pour le groupe Verts,
Mireille WOJNAROWSKI
Conseillère municipale de Reims
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22.02.2007
Plan de Déplacement Urbain - PDU
Intervention d’Adeline HAZAN
Conseil communautaire du lundi 19 février 2007
Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,
La présente délibération concerne le plan de déplacement urbain et je voudrais évoquer cette question importante pour notre territoire. Elle est importante pour l’agglomération, mais elle l’est aussi spécialement pour la commune de Reims qui concentre pas moins de 80 % des déplacements urbains.
Aussi vous comprendrez, mes Chers Collègues, que c’est en ma qualité de représentante de l’ensemble des élus PS, Verts, Divers Gauche de la commune de Reims que je vous fais part de ma position.
Cette position repose sur deux piliers, la méthode et le fond.
Commençons par la méthode
A la question : le Plan de Déplacement Urbain de notre agglomération est-il un document important ? On ne peut que répondre Oui.
Est-il important pour la ville de Reims ? à nouveau, on ne peut que répondre Oui.
Les conclusions de sa révision doivent-elle être présentées et discutées en Conseil communautaire ? Oui aussi.
Cela sera-t-il le cas au sein de notre Assemblée ? Là je réponds Non.
Une fois de plus, vous faites bien peu de cas de la démocratie et de la représentativité de votre opposition. Avez-vous participé à une concertation avec les élus-es sur le PDU ? Non ! Vous avez organisé, à la hâte, une Commission générale après plusieurs interventions et remarques de la part de l’Intergroupe PS-Verts-Divers Gauche de Reims mais vous n’y avez participé que dix minutes !
Aujourd’hui, vous proposez d’arrêter un projet qui ne variera pas d’un iota entre aujourd’hui et le vote final, vous le savez comme nous car même si demain une commune votait contre, vous feriez comme si de rien n’était. Rappelons-nous l’approbation du projet de PDU par le Conseil municipal de Reims dont vous étiez Maire qui votait un scénario en 2000 et le Président du District, par ailleurs Maire de Reims, qui en votait un autre quelques mois après.
Pour finir sur la méthode, hier, vous vilipendiez un ministre qui vous proposait de signer un avenant avec une grande entreprise de l’affichage pour la mise en place du système de prêt de vélo comme à Lyon en oubliant le code des marchés publics. N’étant pas à la Commission générale de présentation du PDU, vous n’avez pas pu entendre votre adjointe à la voirie et vice-présidente en charge du PDU, répondant à une question sur le vélo, qu’elle était en discussion avec une grande entreprise de l’affichage pour la mise en place du même système oubliant elle aussi les obligations du code des marchés publics…
Pour faire la transition entre la méthode et le fond, je rappellerai ici qu'au sein de cette Assemblée comme au sein du Conseil municipal, j'ai souvent défendu la mise en place d’un dispositif équivalent à V’Love à Lyon mais dans le cadre d’un appel d’offres et en respectant l’intégralité du code des marchés publics.
Maintenant, attachons-nous au fond, aux propositions que vous faites dans le document. En relisant le PDU voté en 2001 et celui proposé ce jour, j’ai pu me rendre compte du peu d’évolution qui existe entre les deux.
L’évaluation du PDU montre que de nombreux objectifs annoncés en 2001 n’ont pas été atteints, loin de là.
Je vous propose de reprendre les différents modes de déplacement
- Les transports publics
- Le réseau cyclable
- La marche et l’espace public
- La voiture et le stationnement
Transports publics
Le rapport constate que les performances globales du réseau de transport urbain se sont dégradées au cours des dernières années. Il s’agit notamment de la baisse de la vitesse commerciale et de la stagnation de la fréquentation malgré une augmentation de l’offre et donc une montée en charge des dépenses d’exploitation. D’ailleurs, force est de constater que la réorganisation du réseau de bus ne nous a toujours pas été présentée.
Le réseau cyclable
Le rapport reconnaît que les quelques aménagements réalisés l'ont été sur des secteurs sans contraintes et que le réseau est à développer et à mailler au vu des discontinuités importantes.
Vous proposez de développer la continuité du réseau cyclable et d'organiser le stationnement des vélos, soit, mais vous ne vous engagez ni sur ce réseau cyclable, ni sur le soutien au développement des pratiques comme V’Love.
La marche et l’espace public
Vous convenez dans le rapport que peu de travaux d’aménagement ont été réalisés sur des axes importants et des franchissements.
Mais aucune proposition claire n’est faite sur l'élargissement des zones piétonnes et l’application de la loi Chirac sur la largueur des trottoirs et la rationalisation de l’implantation du mobilier urbain. Nous restons dans les bonnes intentions et les généralités ; par exemple : rien n’est prévu pour les rues de nos faubourgs afin d’éviter que les piétons qui se croisent ne soient obligés de descendre sur la chaussée, comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui.
La voiture et le stationnement
Alors que les chiffres indiquent une hausse des déplacements automobiles sur la ville, le rapport se refuse à évaluer l’impact du PDU sur la circulation, alors que l’un des 6 objectifs d’un PDU est précisément de réduire la circulation automobile.
Depuis très longtemps, nous disons que le point le plus important pour la circulation automobile est le bouclage des trois rocades (centrale, médiane et éloignée). Monsieur le Maire, qu’avez-vous fait sur ce point depuis 2001 ? Rien : les cartes de 2007 et de 2001 sont superposables.
Pour le stationnement, il était annoncé en 2001, la création de parking relais aux entrées de ville et en 2007 c’est la même chose… Pouvons-nous y croire en dehors de ceux déjà prévus dans le projet de 1ère ligne de tramway ?
Un PDU incomplet
Ce document que vous nous proposez est un PDU incomplet. Il confirme ce que les Rémoises et les Rémois savaient déjà, que dans ce domaine la belle endormie l’est encore. De plus, il n’existe dans ce PDU aucun engagement chiffré.
Vous répondrez sur les engagements que cela n’est pas l’objectif du PDU ; certes ce n’est pas une obligation légale, mais il est des agglomérations comme à Bordeaux ou à Nantes qui établissent des PDU avec des engagements chiffrés sur le nombre de places de stationnement, le rééquilibrage entre les différents modes de transport… La Communauté Urbaine de Bordeaux a même, en 2006, voté en même temps que le PDU, un plan d’engagement avec autorisation de programme et crédit de paiement.
Ce PDU ne me semble pas complet ; or une fois l’enquête publique passée, vous savez comme moi, qu’il ne sera plus possible de le modifier.
C’est pourquoi, vous l’aurez compris, même si cette délibération n’est que l’arrêt du projet de révision, en tant que représentante de la gauche rémoise, je voterai contre.
09:33 Publié dans Déplacement, Environnement, Reims Métropole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2007
Débat d'orientations budgétaires 2007
Intervention d’Adeline HAZAN
Conseil communautaire du mardi 20 février 2007
Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,
« Pour la sixième année consécutive, je me vois obligée de rappeler ici que, tel que défini par le Législateur, un Débat d’Orientations Budgétaires est le moment dans l’année où l’exécutif doit faire à la fois :
1. Une analyse macro-économique,
2. Un état des lieux de la Collectivité, bien sûr,
3. Mais aussi, une présentation de ses orientations politiques.
Et en 2007, une fois de plus, la troisième partie du Débat d’Orientations Budgétaires n’existe pas. »
Cette introduction rappelle sûrement quelque chose à certains, dont vous-même, Monsieur le Président et c’est normal. Je me suis permis de relire celle que j'ai faite hier soir lors du Débat d’Orientations Budgétaires dans ce même lieu mais dans le cadre du Conseil municipal.
Monsieur le Président, on ne pourra pas vous reprocher de changer de méthode d’une Collectivité à l’autre et d’une année sur l’autre.
Je souhaite attirer votre attention sur l’évolution de notre produit principal, la taxe professionnelle qui représente 60 % des recettes de notre Collectivité. Or, vous nous annoncez une baisse de 400 000 € du produit de cette taxe, ce qui est quand même assez conséquent.
Pourquoi la Communauté d’Agglomération perd-t-elle 400 000 € ?
Cette diminution du produit de la taxe professionnelle est le résultat croisé de deux facteurs, la réforme de la TP voulue par le Président Chirac et la baisse du nombre des entreprises sur notre territoire.
J’entends bien que vous ne pouvez rien sur une réforme nationale de la taxe professionnelle mais cette diminution est aussi liée au manque criant d’une politique de défense de l’emploi et de développement économique.
Cette politique, je la réclame depuis 2001. Je demande que la Communauté d’Agglomération de Reims et vous, son Président, soyez moteur d’une politique énergique et partenariale :
D’une part : avec les entrepreneurs pour le maintien de l’emploi sur notre agglomération, au lieu d’intervenir seulement lorsque l’ensemble des voyants d’une entreprise sont au rouge. C’est dans la prévention et la concertation que cette politique peut réussir. Un Conseil de développement peut être un outil de cette concertation comme un travail régulier avec la CCI. Ces deux leviers n’existent pas à Reims la gauche les a souvent réclamés, en vain.
D’autre part : avec l’ensemble des acteurs ; le Conseil général, le Conseil régional, les communes voisines, les chambres consulaires et les syndicats qu’il faut mettre en place une politique pour que de nouvelles entreprises s’installent à Reims ou que les entreprises existantes se développent. Aujourd’hui, je déplore que ce ne soit pas le cas, un exemple : il est de notoriété publique que vous avez reçu fraîchement les responsables d’une enseigne de mobilier suédois qui souhaite s’installer à proximité de Reims faute de terrain sur notre agglomération.
Le produit de la taxe professionnelle de notre agglomération baisse et les dernières statistiques du ministère des finances montrent que nous sommes l'une des seules agglomérations où c’est le cas. Quant à l’effet TGV annoncé depuis plusieurs années, aucun projet d’installation n'est en vue en dehors d'une relocalisation interne à l’agglomération sur la ZAC Bezannes : le Crédit Agricole, la CCI avec le MEDEF... Alors que le TGV sera là dans 110 jours !
Si le produit de la taxe professionnelle continuait à diminuer dans les années à venir, la situation de notre collectivité pourrait devenir préoccupante voire désespérée.
11:59 Publié dans Reims Métropole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2006
Rapport d’activité de l’Intercommunalité : le tramway
Conseil municipal du lundi 18 décembre 2006
Intervention d’Adeline HAZAN
Monsieur le Maire, Cher(e)s Collègues,
Je saisis l’opportunité de cette délibération pour vous interroger sur votre gestion du dossier relatif au Tramway.
Je rappelle que, saisi d’un recours en annulation de la délibération de Reims Métropole du 12 juillet 2006 autorisant la signature avec le groupement Mars du contrat de délégation de service public portant sur la construction et la gestion du Tramway, le Commissaire du Gouvernement auprès du Tribunal administratif de Châlons a conclu au bien-fondé de ce recours et a proposé au Tribunal tant l’annulation de la délibération que la résiliation du contrat.
Vous savez comme moi que dans 90 % des cas, le Tribunal administratif suit les conclusions de son Commissaire.
En l’espèce, le Tribunal, vu sans doute l’importance du dossier, a retardé le moment de trancher sur le fond, et a désigné un expert avec, selon les échos que la presse en a donné, une mission très technique.
L’expert désigné doit déposer son rapport au plus tard le 1er septembre 2007, ce qui signifie que le Tribunal administratif rendra sa décision sur le fond avant la fin de l’année 2007.
Pour autant, le contexte juridique de ce dossier sera le même dans un an qu’aujourd’hui, c'est-à-dire que la plus grande incertitude prévaut quant au sort du projet de tramway dans sa configuration actuelle.
Face à une telle situation de grande incertitude et de grande insécurité juridique, deux choix sont possibles.
Le premier choix est celui de la prudence. Le Commissaire du Gouvernement ayant mis en cause le déroulement de la procédure et le montage du dossier, la prudence imposerait de tenir compte de ses observations et de régulariser la procédure en relançant l’appel d’offres.
Le seul inconvénient de ce choix serait de retarder de quelques mois l’entrée en service du tramway.
Le second choix est celui de la fuite en avant. Il consiste à faire comme si le risque n’existait pas et à poursuivre la mise en œuvre du projet dans l’attente du jugement.
Mais ce choix peut avoir des conséquences redoutables pour notre Collectivité.
Avant même le premier coup de pioche, les dépenses adoptées par Reims Métropole dans le dossier Tramway entre septembre 2003 et octobre 2006 s’élèvent à plus de 10 millions d’euros et ceci sans tenir compte du coût de fonctionnement de la mission tramway. Fin 2007, ce coût aura considérablement augmenté et si à cette date le contrat devait être annulé, le groupement Mars serait fondé à exiger d’importants dommages et intérêts…
Il y a quinze ans votre gestion hasardeuse du premier projet de tramway a coûté aux contribuables rémois près de 12 millions de francs (1,83 million d’euros). Aujourd’hui, c’est une somme qui apparaît presque dérisoire au regard du risque financier qui plane sur ce dossier.
C’est pourquoi je souhaiterais que vous nous expliquiez les raisons pour lesquelles plutôt que de retarder de quelques mois la réalisation du tramway vous avez choisi de faire courir à notre Collectivité un risque aussi important.
Dans la mesure en effet où je ne peux imaginer que de simples préoccupations d’échéances électorales vous animent, ce choix apparaît totalement incompréhensible…
Réponse de J.L. SCHNEITER : la gestion d'il y a 15 ans n'était pas hasardeuse. C'est le hasard qui a fait que certains élus n'étaient pas sûrs de la façon dont ils seraient élus ! Il n'est pas dans mes habitudes de commenter des décisions de justice. Il n'y a aucune suspension dans les décisions du Tribunal Administratif qui a demandé une expertise qui va avoir lieu en septembre 2007. Rien n'empêche de poursuivre un certain nombre de choses comme l'enquête d'utilité publique, la concertation avec la population.
Nous n'engagerons aucun prêt nouveau. Nous sommes sur un procès, c'est la chose publique. Mais nous n'avons pas le droit de rester les bras croisés, c'est notre responsabilité d'élus et plus on retarde, plus cela fera le jeu des opposants qui se trouvent à ma droite. Je demande que l'on continue sur le système mis en place et je demande à Monsieur le Préfet de faire l'étude d'utilité publique. On ne donnera pas le premier coup de pioche avant de savoir ce qui va se passer.
11:30 Publié dans Reims Métropole, Tramway | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2006
Tramway : Non au choix de Jean-Louis Schneiter
COMMUNIQUE DE PRESSE
La semaine prochaine est importante pour l’avenir des transports publics de l’agglomération rémoise. En effet, lors du Conseil municipal du lundi 10 juillet et lors du Conseil d’agglomération du mercredi 12 juillet, Jean-Louis Schneiter proposera des délibérations sur le choix du concessionnaire de la première ligne de tramway et le réseau bus pour plus de 30 ans et la participation financière de la commune au projet.
Rappel de la position de l’Intergroupe de Gauche
Depuis 1995, la gauche rémoise a soutenu la création d'un réseau de tramway (dans le programme municipal du Parti Socialiste comme celui des Verts en 1995 puis en 2001).
Lors du Conseil municipal du 29 novembre 2004 comme lors du Conseil communautaire du 28 février 2005, Adeline Hazan est intervenue au nom des élus de l’Intergroupe PS-Verts-Divers gauche pour rappeler son accord sur le principe d’un tramway dans l’agglomération. Elle a posé, à cette occasion, les huit conditions suivantes :
1) Notre participation à l’ensemble du processus2) L'établissement d'un véritable plan routier
3) L’amélioration de l’ensemble du réseau des transports publics
4) La nécessité du prolongement de la première ligne
5) La définition d’un réseau de tramway plus ambitieux
6) Une complémentarité nécessaire tramway-Transport Express Régional
7) L'intégration d'une "clause sociale" dans les appels d’offres
8) L’évaluation financière du projet
Lors du vote de l’avant-projet sommaire et du lancement de la procédure de délégation de service public, elle concluait :
« Je voterai donc oui vous l’avez compris mais il ne s’agit en aucun cas d’un blanc seing, loin de là. Plutôt d’un oui vigilant. Dans l’avenir, nous souhaitons être associés à l’ensemble des phases de ce projet.
Ce vote est d’importance, parce qu’il engage notre agglomération pour plusieurs décennies. (…) »
C’était donc un oui sous condition, et il n’a jamais été question d’accorder un quelconque blanc-seing à Jean-Louis Schneiter.
Analyse du choix de Jean-Louis Schneiter
Le 25 juin dernier, le projet de concession nous a été remis et nous avons étudié précisément son contenu et les engagements de la Collectivité comme ceux du groupement proposé par Jean-Louis Schneiter. Lors du Conseil communautaire du 28 février 2005, l’intergroupe PS - Verts - Divers gauche posait 8 conditions par la voix d’Adeline Hazan. Aujourd’hui, nous constatons que 5 de ces 8 conditions ne sont pas remplies :
- Un manque criant de la concertation et de démocratie
- Un engagement très flou du futur réseau de bus.
- Une seule ligne unique de Tramway
- Aucune « clause sociale » n’est intégrée dans le contrat
- APS : un surcout insupportable pour les Rémoises et les Rémois
1) Un manque criant de la concertation et de démocratie
En dépit de notre souhait, à aucun moment, Jean-Louis Schneiter n’a associé les représentants de l’opposition rémoise au choix du concessionnaire. Or, il pouvait le faire de deux façons ; soit en intégrant Adeline Hazan, seule représentante de l’opposition à la CAR, dans la commission consultative des services publics locaux, soit en l’associant au groupe de travail composé d’élus dont Jean-Louis Schneiter et des services de la communauté d’agglomération pour auditionner les trois groupements.
Rien n’empêchait juridiquement le Président de la CAR d’y associer Adeline Hazan ; il a fait le choix politique de tenir l’opposition rémoise à l’écart du dossier.
2) Un engagement très flou du futur réseau de bus.
Dans le contrat de concession, on trouve un engagement sur le nombre de kilomètres redéployés mais malheureusement, aucun sur les fréquences et les services mis à la disposition de la population non desservie par le Tramway.
3) Une seule ligne unique de Tramway
Alors que nous demandions la définition d’un réseau de tramway ambitieux, le projet de contrat ne dit rien sur une possible seconde ligne. Alors que l’agglomération dispose de cinq axes lourds de transport public, il nous paraît illogique que la ligne de tramway n’en concerne que deux.
De plus, l’économie générale du projet ne permet pas de dégager des crédits pour quelques autres investissements.
4) Aucune « clause sociale » n’est intégrée dans le contrat
La gauche rémoise, par la voix d’Adeline Hazan, avait expressément demandé l’introduction d’une clause sociale dans le contrat (c’est-à-dire que soit actée une obligation faite au groupement concessionnaire de réserver une partie des emplois générés par le chantier de construction à des Rémois sans travail, dont la formation aurait été prise en charge par les entreprises). Jean-Louis Schneiter s’y était engagé lors du Conseil communautaire du 28 février 2005. Or, rien ne figure sur ce point, ni dans le contrat de concession, ni dans ses annexes.
5) APS : un surcout insupportable pour les Rémoises et les Rémois
Jean-Louis Schneiter propose d’intégrer dans le contrat, un système d’Alimentation Par le Sol (APS) entre la station Boulingrin et la Comédie, soit une distance de 1 955 mètres.
Dans l’Avant-Projet Sommaire, voté le 28 février 2005, l’hypothèse d’un système alternatif à l’implantation d’une ligne aérienne de contact (LAC) est envisagée. Ce rapport de présentation qui avait été remis à l’ensemble des conseillers, analyse les avantages et les inconvénients de l’APS (page 37 et 38).
Or, ce document soulignait les risques technique, contractuel, financier, industriel, stratégique et d’image d’un tel système. Aujourd’hui, il ne fonctionne que dans l’agglomération de Bordeaux avec des dysfonctionnements importants (encore 11 h 42 de panne en mai…). Le document soulignait qu’aucune donnée fiable n’avait pu être obtenue de la Communauté Urbaine de Bordeaux quant au coût de fonctionnement de ce système (selon des informations rendues publiques par le journal Sud Ouest, coût 50 fois supérieur à la norme !), qui au demeurant n’a jamais été testé au nord de la Loire dans des conditions climatiques (neige, gel…) très différentes de celles de Bordeaux.
L’étude préalable préconisait en définitive d’écarter ce système : sans aucune prise en compte des conclusions de cette étude préalable pourtant financée à grands frais par la CAR, Jean-Louis Schneiter a décidé de le choisir.
Par ailleurs, pourquoi installer l’APS seulement entre la station Boulingrin et la Comédie et non dans les quartiers ? Ceci constitue une rupture d’égalité, que nous ne pouvons cautionner.
Ce choix est incompréhensible et il est inacceptable.
Le coût de l’APS est de 17 M€. Cette somme sera payée par la CAR (7 M€) et la Ville (10 M€). Cela signifie que les Rémoises et les Rémois, via leurs impôts locaux, payeront une partie du Tramway ce qui est contraire aux engagements du Maire.
Il faut remarquer qu’une partie de cette somme bénéficiera… à la Communauté Urbaine de Bordeaux ! La presse vient en effet de révéler que Alsthom et la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) ont passé un accord au terme duquel à chaque fois qu’Alsthom vendra son système APS à une autre Collectivité, la CUB percevra des royalties !!
En conclusion, les élus de l’Intergroupe PS-Verts-Divers Gauche, favorables à l’idée d’un tramway, ont posé certaines conditions qui ont été rappelées.
En refusant de nous associer aux négociations, en refusant de prendre en considération une grande majorité de ces conditions, en intégrant le système APS peu fiable et couteux pour les Rémois, Jean-Louis Schneiter conduit les élus de l’Intergroupe PS – Verts – Divers gauche à décider de refuser de voter en faveur de la participation financière de la ville au projet et à voter contre également la signature du contrat de concession tel qu’il est proposé.
Adeline HAZAN et l’ensemble des élus de l’Intergroupe de la PS – Verts – Divers gauche
19:10 Publié dans Reims Métropole, Tramway, Urbanisme, Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2006
Hippodrome
Intervention d'Eric Quénard lors du Conseil municipal du 27 février 2006
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
La présente délibération concerne la Société hippique de Reims. Tout en restant dans le domaine hippique, je souhaiterais aborder la question du transfert de l’Hippodrome de Reims vers Bezannes.
Comme vous le savez, le bail emphytéotique liant la Ville et la Société de Courses de Reims expire en 2010. Aujourd’hui, l’Hippodrome n’est plus aux normes et de lourds investissements sont nécessaires. Il existe deux options :
- soit la rénovation de l’Hippodrome sur le même site, au cœur du quartier Croix-Rouge, pour un coût de 10 millions d’euros,
- soit son transfert sur Bezannes pour un coût minimum de 15 millions d’euros sans compter l’achat du terrain. La Société de Courses de Reims ainsi qu’un Fonds National seraient prêts (nous dit on) à participer aux frais à hauteur de 2 millions d’euros, le reste de la facture étant à la charge « collectivités publiques ».
Selon les informations relayées par les médias locaux, il semblerait, Monsieur le Maire, que votre choix soit déjà arrêté en faveur du transfert de l’Hippodrome sur Bezannes et que, visiblement, vous soyez donc prêt à engager les finances de Reims Métropole à hauteur de la moitié des 15 millions d’euros nécessaires.
Cette orientation appelle trois observations de ma part.
1- La première concerne les compétences de Reims Métropole. Je m’interroge en effet quant à la compétence sur laquelle vous vous appuyez pour investir dans un Hippodrome. Ce ne peut être, en tout état de cause, la compétence sportive puisqu’elle n’a pas été déléguée à Reims Métropole.
2- La seconde observation concerne l’avenir des 16 hectares situés sur Reims dans l’hypothèse d’un transfert. Je crois qu’il est nécessaire que le Conseil municipal soit consulté sur ce dossier et qu’un débat soit organisé en son sein sur la destination d’une surface aussi vaste. Je crois même qu’il serait « indispensable » qu’un projet sur la destination de cette surface libérée soit validé par le Conseil municipal avant même que le choix du transfert ne soit définitivement arrêté. Par ailleurs, je tiens à redire ici même mon souhait que ce lieu soit rendu aux habitants sous la forme d’espaces verts, d’espaces de loisirs et d’espaces de services.
3- La troisième et dernière observation concerne le projet de transfert en lui-même. Si cette décision doit être finalement prise, je souhaite que la Ville de Reims veille à ce que ce transfert s’inscrive dans une logique d’aménagement global. En un mot, je ne voudrais pas que l’objet caché de ce projet soit de construire une barrière infranchissable destinée à séparer la commune de Bezannes d’un quartier populaire comme Croix-Rouge.
Réponse de Jean-Louis Schneiter : ne mettons pas la charrue avant les bœufs… Certes, il y a une étude de la Société des Courses et un espace réservé par Bezannes. C'est de la compétence de la commune et non de Reims Métropole. Il a toujours dit qu'il n'était pas question d'urbaniser à outrance mais il est possible d'amputer l'emprise de 3 ou 4 hectares pour rechercher des "sous" et de la mixité. Pour le moment, ce projet n'est pas équilibré, rien n'est décidé. C'est la convention qui finit en 2010 et une convention peut être renouvelable. Rien ne se fera sans le Conseil.
11:48 Publié dans Reims Métropole, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


