28.11.2007
Passerelle Croix du Sud
Intervention de
Éric QUÉNARD lors du Conseil municipal du lundi 26 novembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
La présente délibération concerne trois dossiers et nous souhaiterions un vote séparé s’agissant de la destruction de la passerelle Croix-du -Sud.
Ce dossier nous interpelle sur la forme et sur le fond.
Si nous ne remettons absolument pas en cause la politique visant à aménager les commerces de Croix-Rouge en rez-de-rue -bien au contraire-, nous ne pouvons que nous interroger sur la méthode utilisée dans ce dossier dont les habitants ont été une nouvelle fois les grands absents. Pas de consultation ni d’information à leur intention.
Nous attirons également votre attention sur le fond de ce projet. La circulation sur l’avenue Léon Blum est particulièrement rapide et la sécurité des piétons ne sera pas renforcée avec la destruction de cette passerelle.
Pour ces raisons de forme et de fond, nous voterons contre cette autorisation de démolition.
10:23 Publié dans Urbanisme, Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2007
Le renouvellement urbain à Croix-Rouge
Intervention d’Eric QUENARD lors du conseil municipal du lundi 22 octobre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,Permettez-moi de revenir un instant sur ce qui participe d’une certaine manière à la cohésion sociale, je veux parler du programme de renouvellement urbain de notre ville.
Je crois savoir que le projet ANRU 2008-2011 de Reims doit être validé cette semaine puis signé à Paris au début du mois de novembre prochain.
Or, si j’aborde ce sujet, c’est que la partie concernant le quartier Croix-Rouge et plus particulièrement le secteur Eisenhower est aujourd’hui contestée, au moins sur deux points, par de nombreux habitants à en juger par le nombre de signataires d’une récente pétition. Ces derniers s’inquiètent notamment de la création en lieu et place d’espaces verts et d’immeubles, d’une nouvelle voirie et la suppression de deux aires de parkings gratuits limitrophes à l’école Gilberte et Jean Droit.
Compte tenu de ces inquiétudes qui me semblent légitimes, je vous demande si vous avez l’intention, Monsieur le Maire, de consulter préalablement à la signature du projet ANRU 2008-2011, votre Assemblée, le Conseil de Quartier, mais aussi les habitants concernés.
La consultation et la concertation me paraissent indispensables sur ce type de projet si l’on veut obtenir une adhésion de la population.
11:06 Publié dans Logement, Urbanisme, Voirie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.09.2007
Dénomination de rues : où sont les femmes ?
Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil municipal du lundi 24 septembre 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Dans ces trois délibérations, vous nous proposez d’attribuer des noms à de nouvelles voies de la ville. Ces dénominations appellent, de ma part, deux remarques.
Bien que la part féminine de la population soit de 50 %, vous réussissez le tour de force de n’avoir proposé aucun nom de femme sur 13 dénominations ! Pourquoi en cette année anniversaire de la mort de Maria Callas, le succès des Flâneries Musicales et que des dénominations aient lieu dans le quartier Wilson, n’avez vous pas pensé à lui en attribuer une ?
Ma deuxième remarque, qui rejoint en partie la première, est le manque d’ouverture et de fait le renfermement sur soi que les noms choisis impliquent. La majorité des dénominations est soit rémo-rémoise, soit passéiste alors que l’ouverture de la ligne TGV Est , ainsi que la création d’une ligne de tramway doit nous projeter dans le futur, faire de notre ville, une cité en marche vers l’avenir. Vos dénominations n’incitent pas à l’ouverture vers les autres, à regarder ailleurs.
Aussi je vais vous refaire deux propositions. Deux rues attribuées l’une à Ingrid Betancourt, l’autre à Aung San Suu Kyi. La première prisonnière d’une rébellion utilisant le kidnapping comme arme politique face à un gouvernement utilisant des milices armées pour lutter contre cette rébellion, l’autre prix Nobel de la Paix, maintenue à résidence par la junte militaire birmane car opposante.
Ces attributions, outre que ce sont des femmes, mettraient en avant deux personnalités luttant démocratiquement pour la liberté et l'émancipation des femmes en respectant les droits humains.
Notre ville l’a déjà fait, en attribuant une rue à Nelson Mandela, pour le soutenir durant ses années d’emprisonnement. Mais il est vrai que la ville était dirigée par la gauche et cependant depuis la libération de Nelson Mandela, cette rue n’a pas été débaptisée.
Je vous remercie de votre attention.
Raymond JOANNESSE
Réponse de J.L. SCHNEITER : j'ai une théorie qui vaut ce qu'elle vaut : on ne donne pas le nom d'une rue à une personne encore en vie ! Les noms de rue sont aussi la mémoire de la ville mais je suis d'accord, il n'y a pas beaucoup de noms à consonance féminine.
12:08 Publié dans Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2007
Le stationnement des motos
Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil Municipal du lundi 25 juin 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Je profite de cette délibération pour soulever un problème causé par des motards. Vos services ont installé des arceaux à vélos dans la rue de l’Etape. Ce qui est gênant, c’est que quelques motards laissent continuellement leurs engins entre deux arceaux et ceci sans aucune réaction de la part de la police municipale. Pas étonnant, dès lors, de voir des vélos appuyés contre les arbres ou les poteaux de la place d’Erlon.
Les services ont créé un emplacement dans les basses promenades pour que les motos puissent y stationner et ceci gratuitement. Non seulement je ne suis pas sûr que tous les motards transitant par Reims soient au courant de son existence, mais de plus, comme il n’y a pas de bornes pour empêcher les voitures d’y stationner, il est courant d’y trouver des automobiles.
Ne serait-il pas possible de créer, par un marquage au sol par exemple, des emplacements pour le stationnement des motos à l’entrée des rues piétonnes de la ville.
S’en tenir aux incantations du style "incivisme, incivisme…" dans cette Assemblée me semble bien inutile si on n'entreprend rien par des moyens légaux et matériels.
Réponse de F. MOBUCHON, Adjointe en charge de la voirie : elle déplore également la présence de motos notamment rue de l'Etape où les polices nationale et municipale interviennent régulièrement. Elle n'a pas constaté de problème particulier de stationnement voiture sur le parking motos des Promenades mais ira vérifier par elle-même dès mardi matin ! L'espace motos à l'entrée des zones piétonnes est une mauvaise chose. On peut effectivement revoir la signalisation indiquant les parkings motos.
10:53 Publié dans Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Aménagement de rue et concertation...
Intervention de Raymond JOANNESSE lors du Conseil Municipal du lundi 25 juin 2007
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Depuis 2001, je prends souvent comme exemple de rue rémoise difficilement praticable pour les piétons, impraticable pour les cyclistes, le boulevard Charles Arnoult.
Lors de l'une des dernières réunions de la Commission Travaux , il nous a été présenté le projet de réfection de ce boulevard. Je ne peux que m’en réjouir comme l’ensemble des usagers. Votre Adjointe en charge de la voirie a indiqué aux membres de la Commission Travaux qu’une réunion de concertation sur l’aménagement du boulevard aurait lieu et que les habitants du boulevard Charles Arnoult, les riverains des rues adjacentes et les membres de la Commission seraient invités à une réunion de concertation.
La réunion a eu lieu le 13 mai à la salle Goulin , ai-je appris auprès des services quand je m’inquiétais de ne pas recevoir d’invitation. Je me suis dit que les membres de la Commission avaient été oubliés. J’ai appelé un habitant du boulevard et vu un riverain d’une des rues adjacentes, ils n’ont rien reçu… J’aimerais savoir qui a été invité à cette réunion de concertation et en recevoir le compte rendu.
Je conclurais en citant l’un de mes interlocuteurs qui m’indiquait, je cite : "Les invitations de la Ville arrivent moins facilement dans ma boîte aux lettres que la propagande de campagne des trois Adjoints candidats au législatives. »
Je vous remercie de votre attention.
Réponse de F. MOBUCHON, Adjointe en charge de la voirie : le projet a été présenté en Commission travaux. La réunion de concertation a eu lieu à la salle Goulin à la mi-mai.
10:25 Publié dans Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2007
VRA spécial "voirie" : vos réactions... suite
Le lecteur de VRA qui nous a fait parvenir ces photos ne manque pas d'humour… Il pense que la rue Buridan mérite "un classement Monument historique au titre de rue médiévale".
Quant à la rue de l'Equerre, des travaux sont prévus pour le deuxsième semestre 2007...
Rue Buridan
10:00 Publié dans Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2007
VRA spécial "voirie " : vos réactions
Le numéro spécial voirie de notre journal "VRA - Ville de Reims Autrement" a suscité de nombreuses réactions, notamment sous forme de photographies que nous publierons au fur et à mesure dans notre blog.
Rue Alexandre de Serbie
Rue Battesti
Rue Féry
Esplanade Fléchambault
Rue Gambetta
Rue Clémence Fouriaux
10:51 Publié dans Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2006
Pour le développement des zones 30
Conseil municipal du 23 octobre 2006
Intervention de Gérard CROUZET
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Je m'étonne du choix retenu pour cette nouvelle voie. En effet elle n'a rien d'une voie inter-quartiers. De plus, elle alimente un gymnase qui va servir à deux établissements scolaires situés aux deux extrémités de cette rue.
C'est pourquoi il me semble qu'un classement en zone 30 aurait été plus judicieux. Certes, du coup, vous mettez deux voies cyclables. Elles vont relier deux rues où il n'y en a pas et notamment l'avenue de l'Yser qui a été récemment réhabilitée sans voie cyclable, au mépris de la législation.
C'est encore un exemple du manque de cohérence de votre politique en matière de déplacement cyclable. J'espère que quand les rues Verrier et Bertrand de Mun seront réhabilitées, vous n'oublierez pas les voies cyclables.
Réponse de F. MOBUCHON (Adjointe à la voirie) : Sur l’avenue de l'Yser, on avait le choix entre les arbres et la voie cyclable !
12:08 Publié dans Déplacement, Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2006
Tramway : Non au choix de Jean-Louis Schneiter
COMMUNIQUE DE PRESSE
La semaine prochaine est importante pour l’avenir des transports publics de l’agglomération rémoise. En effet, lors du Conseil municipal du lundi 10 juillet et lors du Conseil d’agglomération du mercredi 12 juillet, Jean-Louis Schneiter proposera des délibérations sur le choix du concessionnaire de la première ligne de tramway et le réseau bus pour plus de 30 ans et la participation financière de la commune au projet.
Rappel de la position de l’Intergroupe de Gauche
Depuis 1995, la gauche rémoise a soutenu la création d'un réseau de tramway (dans le programme municipal du Parti Socialiste comme celui des Verts en 1995 puis en 2001).
Lors du Conseil municipal du 29 novembre 2004 comme lors du Conseil communautaire du 28 février 2005, Adeline Hazan est intervenue au nom des élus de l’Intergroupe PS-Verts-Divers gauche pour rappeler son accord sur le principe d’un tramway dans l’agglomération. Elle a posé, à cette occasion, les huit conditions suivantes :
1) Notre participation à l’ensemble du processus2) L'établissement d'un véritable plan routier
3) L’amélioration de l’ensemble du réseau des transports publics
4) La nécessité du prolongement de la première ligne
5) La définition d’un réseau de tramway plus ambitieux
6) Une complémentarité nécessaire tramway-Transport Express Régional
7) L'intégration d'une "clause sociale" dans les appels d’offres
8) L’évaluation financière du projet
Lors du vote de l’avant-projet sommaire et du lancement de la procédure de délégation de service public, elle concluait :
« Je voterai donc oui vous l’avez compris mais il ne s’agit en aucun cas d’un blanc seing, loin de là. Plutôt d’un oui vigilant. Dans l’avenir, nous souhaitons être associés à l’ensemble des phases de ce projet.
Ce vote est d’importance, parce qu’il engage notre agglomération pour plusieurs décennies. (…) »
C’était donc un oui sous condition, et il n’a jamais été question d’accorder un quelconque blanc-seing à Jean-Louis Schneiter.
Analyse du choix de Jean-Louis Schneiter
Le 25 juin dernier, le projet de concession nous a été remis et nous avons étudié précisément son contenu et les engagements de la Collectivité comme ceux du groupement proposé par Jean-Louis Schneiter. Lors du Conseil communautaire du 28 février 2005, l’intergroupe PS - Verts - Divers gauche posait 8 conditions par la voix d’Adeline Hazan. Aujourd’hui, nous constatons que 5 de ces 8 conditions ne sont pas remplies :
- Un manque criant de la concertation et de démocratie
- Un engagement très flou du futur réseau de bus.
- Une seule ligne unique de Tramway
- Aucune « clause sociale » n’est intégrée dans le contrat
- APS : un surcout insupportable pour les Rémoises et les Rémois
1) Un manque criant de la concertation et de démocratie
En dépit de notre souhait, à aucun moment, Jean-Louis Schneiter n’a associé les représentants de l’opposition rémoise au choix du concessionnaire. Or, il pouvait le faire de deux façons ; soit en intégrant Adeline Hazan, seule représentante de l’opposition à la CAR, dans la commission consultative des services publics locaux, soit en l’associant au groupe de travail composé d’élus dont Jean-Louis Schneiter et des services de la communauté d’agglomération pour auditionner les trois groupements.
Rien n’empêchait juridiquement le Président de la CAR d’y associer Adeline Hazan ; il a fait le choix politique de tenir l’opposition rémoise à l’écart du dossier.
2) Un engagement très flou du futur réseau de bus.
Dans le contrat de concession, on trouve un engagement sur le nombre de kilomètres redéployés mais malheureusement, aucun sur les fréquences et les services mis à la disposition de la population non desservie par le Tramway.
3) Une seule ligne unique de Tramway
Alors que nous demandions la définition d’un réseau de tramway ambitieux, le projet de contrat ne dit rien sur une possible seconde ligne. Alors que l’agglomération dispose de cinq axes lourds de transport public, il nous paraît illogique que la ligne de tramway n’en concerne que deux.
De plus, l’économie générale du projet ne permet pas de dégager des crédits pour quelques autres investissements.
4) Aucune « clause sociale » n’est intégrée dans le contrat
La gauche rémoise, par la voix d’Adeline Hazan, avait expressément demandé l’introduction d’une clause sociale dans le contrat (c’est-à-dire que soit actée une obligation faite au groupement concessionnaire de réserver une partie des emplois générés par le chantier de construction à des Rémois sans travail, dont la formation aurait été prise en charge par les entreprises). Jean-Louis Schneiter s’y était engagé lors du Conseil communautaire du 28 février 2005. Or, rien ne figure sur ce point, ni dans le contrat de concession, ni dans ses annexes.
5) APS : un surcout insupportable pour les Rémoises et les Rémois
Jean-Louis Schneiter propose d’intégrer dans le contrat, un système d’Alimentation Par le Sol (APS) entre la station Boulingrin et la Comédie, soit une distance de 1 955 mètres.
Dans l’Avant-Projet Sommaire, voté le 28 février 2005, l’hypothèse d’un système alternatif à l’implantation d’une ligne aérienne de contact (LAC) est envisagée. Ce rapport de présentation qui avait été remis à l’ensemble des conseillers, analyse les avantages et les inconvénients de l’APS (page 37 et 38).
Or, ce document soulignait les risques technique, contractuel, financier, industriel, stratégique et d’image d’un tel système. Aujourd’hui, il ne fonctionne que dans l’agglomération de Bordeaux avec des dysfonctionnements importants (encore 11 h 42 de panne en mai…). Le document soulignait qu’aucune donnée fiable n’avait pu être obtenue de la Communauté Urbaine de Bordeaux quant au coût de fonctionnement de ce système (selon des informations rendues publiques par le journal Sud Ouest, coût 50 fois supérieur à la norme !), qui au demeurant n’a jamais été testé au nord de la Loire dans des conditions climatiques (neige, gel…) très différentes de celles de Bordeaux.
L’étude préalable préconisait en définitive d’écarter ce système : sans aucune prise en compte des conclusions de cette étude préalable pourtant financée à grands frais par la CAR, Jean-Louis Schneiter a décidé de le choisir.
Par ailleurs, pourquoi installer l’APS seulement entre la station Boulingrin et la Comédie et non dans les quartiers ? Ceci constitue une rupture d’égalité, que nous ne pouvons cautionner.
Ce choix est incompréhensible et il est inacceptable.
Le coût de l’APS est de 17 M€. Cette somme sera payée par la CAR (7 M€) et la Ville (10 M€). Cela signifie que les Rémoises et les Rémois, via leurs impôts locaux, payeront une partie du Tramway ce qui est contraire aux engagements du Maire.
Il faut remarquer qu’une partie de cette somme bénéficiera… à la Communauté Urbaine de Bordeaux ! La presse vient en effet de révéler que Alsthom et la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) ont passé un accord au terme duquel à chaque fois qu’Alsthom vendra son système APS à une autre Collectivité, la CUB percevra des royalties !!
En conclusion, les élus de l’Intergroupe PS-Verts-Divers Gauche, favorables à l’idée d’un tramway, ont posé certaines conditions qui ont été rappelées.
En refusant de nous associer aux négociations, en refusant de prendre en considération une grande majorité de ces conditions, en intégrant le système APS peu fiable et couteux pour les Rémois, Jean-Louis Schneiter conduit les élus de l’Intergroupe PS – Verts – Divers gauche à décider de refuser de voter en faveur de la participation financière de la ville au projet et à voter contre également la signature du contrat de concession tel qu’il est proposé.
Adeline HAZAN et l’ensemble des élus de l’Intergroupe de la PS – Verts – Divers gauche
19:10 Publié dans Reims Métropole, Tramway, Urbanisme, Voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.06.2006
Stationnement payant : extension et tarifs
Monsieur le Maire, Chers Collègues,
Les politiques de stationnement soulèvent toujours des débats et selon les heures et les catégories de personnes, le coût du stationnement suscite des questions.
Le coût du stationnement n’est-il pas discriminatoire à l’égard des personnes à revenus modestes ?
La réponse est, nous semble t-il, positive mais à nuancer très largement.
D’abord, disons-le clairement, oui, le coût du stationnement contribue à rendre difficile l’utilisation d’une voiture pour des gens modestes alors qu’il est relatif pour d’autres.
Néanmoins, constatons plusieurs choses : si le stationnement est un élément discriminatoire, d’autres mécanismes (TVA, TIPP, péages) contribuent aussi à cette discrimination sans compter tout simplement la valeur d’achat d’un véhicule et les frais annexes. Bref, la voiture n’est pas à la base, un produit qui s’adresse à tout le monde.
L’argument tenant à la discrimination sociale du stationnement payant est certes compréhensible mais doit donc être relativisé puisque c’est le budget global du coût d’utilisation de la voiture qui est déjà socialement discriminatoire.
De plus, en 2001, le District a voté un Plan de Déplacement Urbain qui prévoit une baisse des déplacements en voiture, et c’est bien entendu comme une application de cet objectif qu’il faut analyser ce dispositif.
Ne nous voilons pas la face, tout en étant loin de souhaiter la disparition de la voiture comme moyen de transport, on peut estimer au vu des éléments fournis par le CERTU et le GART que 40 à 50 % des déplacements en voiture peuvent se faire par d’autres moyens et peuvent être évités.
Le stationnement est-il un bon moyen de limiter le problème de la voiture en ville et ses conséquences notamment la pollution et le bruit ?
Précisons d’emblée qu’il s’agit d’un moyen de limitation de la voiture et pas du moyen. La réduction de la voirie, la création de parkings relais, le développement des pistes cyclables, des transports en commun, de l’inter-modalité participent aussi de cette limitation. Je ne reviendrai pas dessus, vous savez comme moi que certains sont les grands oubliés de votre politique encore trop pro-voiture individuelle.
Sur la question de l’efficacité de la politique de stationnement, les Verts ont toujours demandé qu'il y ait une évaluation continue des mesures prises et de leur efficacité.
Par exemple, la première demi-heure gratuite permet-elle de façon exceptionnelle de se garer convenablement pour faire une course au passage d’un déplacement ou incite-t-elle à faire ses courses en voiture ?
Ne faudrait-il pas lier les avantages du stationnement "résident" à une utilisation obligatoire des transports en commun ?
Par ailleurs, ne devrions-nous pas moduler le coût du stationnement résidentiel selon la pollution et l’emprise des voitures ? Monsieur le Maire, au vu du vœu adopté par notre Assemblée à l’unanimité, cela nous paraît être une voie intéressante à explorer.
Avant de conclure, j’aurais deux remarques sur la zone de stationnement payant.
1ère remarque
Les élus-es Verts aimeraient comprendre pourquoi vous étendez la zone de stationnement payant alors que la zone définie en 2001 n’est toujours pas pourvue d’horodateur sur son ensemble. Je prendrai comme exemple le quartier Saint Rémi. Avant d’étendre la zone ne faut-il pas finir de l'équiper ?
2ème remarque
Vous proposez l’extension de la zone de stationnement payant sur deux nouveaux faubourgs, celui de Laon et de Courlancy mais vous oubliez les faubourgs Jaurès et Cernay qui sont pourtant à la même distance du centre de la ville. Pourquoi faudra-t-il acheter une carte de résident quand on est riverain du boulevard Albert Ier et pas de la rue des Templiers ? Monsieur le Maire, il semble qu’il y ait là deux poids deux mesures.
En conclusion, Les élus-es Verts voteront naturellement ce projet, mais demandent la mise en place d’une évaluation du dispositif qui n’est qu’un élément d’une politique plus ambitieuse encourageant une utilisation raisonnée de la voiture et favorisant les modes de transports alternatifs plus doux. Mais pour cela, nous craignons qu’il faille attendre 2008.
Réponse de F. Mobuchon, Adjointe à la voirie : le stationnement est un outil de gestion de l'espace public et non un moyen pour la Ville de se faire de l'argent. On a droit à une certaine qualité de vie et on récupère beaucoup de place avec ce stationnement payant. Le stationnement payant permet une meilleure rotation, si on le supprime, on réduit l'activité économique qui a besoin de voitures. Quant au périmètre, qui dit vote, ne dit pas installation le lendemain matin. La Ville a une demande importante de stationnement payant de la part des riverains, comme par exemple rue de Courcelles ou rue de Courlancy. Les habitants en ont assez du stationnement anarchique et des voitures ventouses.
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